Arrestion de Babala, Kilolo etc. CPI : 4 Africains de trop !

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L’arrestation impromptue de 4 proches de Jean-Pierre Bemba Gombo, chairman du Mlc à savoir le député Fidèle Babala Wandu, Me Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo et Narcisse Arido et leur transfèrement dimanche dernier à Scheveningen où ils sont incarcérés a jeté l’émoi dans la population.

Encore un acharnement de la CPI sur les seuls Africains qui  alimentent sa population carcérale, comme ne cesse de le dénoncer l’UA. Il s’agit donc par rapport à l’Afrique, de 4 détenus de trop. A ce titre, l’UA a pleinement raison d’aller ouvertement en guerre contre la CPI pour ses méthodes qu’elle qualifie de «raciste» ne ciblant dans son viseur que le continent noir, ou mieux l’Afrique subsaharienne, peut-être celle des politiquement faibles.

Car les crimes de guerre, crimes contre l’humanité se commettent sur d’autres continents comme ceux restés impunis de l’armée israélienne à Gaza (Palestine) en 2010 où Tsahal avait tout rasé même des installations de la Croix rouge internationale pourtant immunisée par des Conventions internationales que Tel Aviv a ratifiées.

L’arrivée dans des geôles de Scheveningen de Babala, Aimé Kilolo Musamba, Mangenda et Arido est donc perçue comme celle de quatre nouveaux nègres. Trop c’est trop. A qui le prochain tour ? C’est là où les Etats africains, signataires ou non du Statut de Rome doivent désormais utiliser à bon escient ce texte dans l’objectif de ne pas livrer les leurs au moindre mandat d’arrêt de la CPI.

Celle-ci, selon le même Statut ne joue que le rôle de justice complémentaire, c’est-à-dire qu’elle n’agit que lorsque le pays membre n’est pas en mesure de juger la personne poursuivie. C’est cette disposition qu’invoque à ce jour le gouvernement ivoirien pour ne pas livrer Simone Gbagbo, l’épouse de  Laurent Gbagbo que la CPI réclame à cor et à cri.

C’est la même disposition que la Libye, bien que ne disposant pas encore d’un système judiciaire à toute épreuve, a avancé pour ne pas livrer à la CPI Salif Kadhafi, le fils du guide libyen. Par le passé, la RDC a refusé d’exécuter le mandat d’arrêt de la CPI contre Bosco Tanganda poursuivi pourtant pour des crimes graves commis en Ituri, en invoquant la paix du fait qu’il était la pièce maîtresse de l’Accord de paix de Goma signé le 23 mars 2009 entre Kinshasa et les rebelles du CNDP.

Ceci donne l’enseignement selon lequel les Africains signataires du Statut de Rome savent trouver des justificatifs motivés juridiquement ou politiquement pour contourner la coopération avec la CPI dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt.

C’est cet esprit qu’ils doivent renforcer afin de ne pas tomber dans une situation où un pays comme la RDC risque de se retrouver avec toute sa population à Scheveningen. Il y a des infractions qui peuvent être gérées par la justice congolaise. Au fait celle-ci est-elle moins lotie que celle de la Côte d’Ivoire ? Pourtant ce pays a commencé à juger Simone Gbagbo pour ne pas la livrer à la CPI.

Ce serait indécent pour un pouvoir africain d’avoir livré un couple d’ancien Président à La Haye. C’est cela que Ouattara a su éviter. Son prétexte est imparable. Même si la position du Président ivoirien paraît motivée par le souci de ne pas avoir à livrer ceux de ses proches qui l’ont aidé à prendre le pouvoir à Abidjan. N’empêche que les Africains doivent faire preuve de fermeté face aux humiliations de la CPI.

Le ton est donné par l’UA elle-même dans des propos très virulents envers cette instance judiciaire internationale qu’elle qualifie de très politique, donc manipulée par des forces obscures. Après sa dernière Assemblée générale, l’UA a officiellement saisi le Conseil de sécurité de l’Onu pour obtenir le gel des poursuites contre de chefs d’Etats Africains pendant 12 mois renouvelable. Il s’agit du Président soudanais et du Président kenyan avec son Vice-Président.

RESOLUTION DE L’UA

Au cas où le Conseil ne donnerait pas une suite favorable à cette requête, l’UA a prévu de passer à la vitesse supérieure en demandant à tous ses membres qui ont ratifié le Statut de Rome d’y renoncer. Que vaudra alors la CPI sans l’Afrique, son vivier ? Dans l’affaire du mandat d’arrêt contre Al Bechir le Président soudanais, l’UA avait instruit tous ses membres à ne pas exécuter ce mandat. Ce qui fut fait.

C’est sur cette base que Bechir a visité des pays comme le Tchad qui a pourtant signé le Statut de Rome. Idris Deby, le Président tchadien a déclaré qu’en tant qu’Africain, il respecte d’abord la Résolution de l’UA avant le Statut de Rome.

Tous les pays africains sauf le Malawi ont reçu Bechir par cet argumentaire, malgré la validité du mandat d’arrêt de la CPI qui le poursuit pour crimes de guerre et génocide au Darfour. Ces faits patents montrent, si besoin est, que les Africains sont en mesure de mettre sous éteignoir des mandats d’arrêt de la CPI pour des raisons non judiciaires mais politiques.

C’est sous cet angle qu’au Kenya, le parlement a voté une Résolution demandant tout simplement à son gouvernement de renoncer au Statut de Rome. Même si un tel retrait n’annule pas les poursuites qui ont déjà cours et qui vont continuer, c’est déjà le bras de fer avec la CPI qui débouchera sur son discrédit au Kenya. Où elle est déjà persona non grata.

Chercher à tout prix à arrêter un Président et son Vice qui viennent fraîchement d’être démocratiquement élus, est tout simplement révoltant pour le souverain primaire kenyan qui l’a manifesté. Hors d’Afrique, cela est inimaginable. Rien que pour leurs GI, les forces spéciales, les Américains font tout pour leur obtenir l’impunité partout où ils sont en opération comme ils sont en train de le faire à ce jour en Afghanistan. C’est pour garantie l’impunité à ses soldats que Washington n’a pas ratifié le Statut de Rome. L’Afrique y était allée allègrement. Elle est en train d’en payer un lourd tribut en termes de la population carcérale à Scheveningen. Il faut renverser la vapeur.

KANDOLO M.

1 COMMENT

  1. VOUS VOYEZ QUE LA RDC EST OCCUPEE. LA CPI OUBLIE DES GENS COMME RUBERWA, LES TETES DE M23, LAURENT NKUNDA, PAUL KAGAME ET LES AUTRES QUI SONT ENTRAIN DE TUER LES GENS AU CONGO AUX YEUX DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE. JE ME DEMANDE SI LA CPI A ETE FAITE POUR AFFAIBLIR OU MUSELER LES NATIONALISTES AFRICAINS. CE N’EST PAS LOGIQUE CE QUI SE PASSE A LA CPI. ON LAISSE LES VERITABLES BANDITS POUR LANCER LES MANDATS D’ARRETS AUX VERITABLES FILS DE L’AFRIQUE. LES VOIX DOIVENT SE LEVER CONTRE LA CPI , CE N’EST PAS NORMAL.

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