Concertations nationales : Et si Z’Ahidi avait vu juste !

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Au moment où s’annonce l’ordre post-Concertations, quantité de concepts reviennent à la surface : démocratie consensuelle, dialogue, Mbudi…Des mots, des propositions qu’avait décliné en son temps -in tempore non suspecto-  Z’Ahidi Arthur Ngoma. Le même qui avait mis en garde, alors qu’il était encore vice-président de la République, contre le brassage et le mixage au sein de l’Armée. Rencontre avec un homme-ressource à  qui la suite des événements donne raison.

     Quand on s’appelle « Camp de la Patrie », on ne boude pas son plaisir et on ne cache pas non plus sa satisfaction par rapport à la libération des villes et localités congolaises du joug des occupants. C’est le cas du souverainiste Z’Ahidi Arthur Ngoma, aujourd’hui porte-parole du Cartel des signataires de l’Accord global et inclusif de Sun City. Si l’opposition nihiliste sur fond de  politique spectacle sur n’est pas dans l’ADN de cet ancien Vice-président de la République, l’attachement à la Patrie est bien sa marque de fabrique.  C’est au nom du patriotisme que Z’Ahidi félicite et encourage les FARDC.   En démontant les ressorts de cette guerre d’agression maquillée en rébellion, difficile de ne pas se souvenir qu’alors qu’il était encore au sommet de l’Etat, Z’Ahidi Ngoma avait fustigé le brassage et le mixage et y avait vu les germes d’un énième coup fourré contre la Patrie. La suite lui a donné raison.

     C’est aussi au nom du primat qu’il accorde à la République qu’il a pris part aux Concertations nationales. Celles-ci n’étaient qu’une forme de dialogue que l’ancien haut fonctionnaire de l’Unesco avait préconisé dès l’entame de la Transition. A l’époque membre de l’Espace présidentiel, Z’Ahidi Ngoma avait conçu le Barza inter communautaire pour notamment installer la culture de dialogue comme réponse aux conflits dans l’Est de la RDC. Mais pas seulement. « En démocratie et plus encore dans un pays encore fragile comme le nôtre, le dialogue n’est pas une séquence circonstancielle, mais un exercice permanent », répète le leader du Camp de la patrie.

     Alors, l’ordre post-Concertations, est-ce une énième transition ? « Ne fétichisons pas autour des mots, ne nous offusquons pas des certains concepts, j’avais dit et redit en son temps que nous irions de transition en transition ». La culture démocratique et républicaine ne se décrète pas plus qu’elle ne s’obtient du jour au lendemain. Les différentes élections nous permettent enfin de passer d’une transition à une autre, souligne cette figure de l’opposition. Avant de faire remarquer qu’aux Concertations nationales le consensus a été érigé en règle d’or. «  Je vous rappelle qu’au lendemain des élections de 2011, j’avais suggéré la démocratie consensuelle. On y est ».

     Enfin, lorsqu’il a constaté que les « Concertateurs » ont exhumé le contrat d’innovation connu sous le vocable « Mbudi », l’ancien patron du secteur socio-culturel au sein de l’espace présidentiel d’alors, a vu  sa vision prémonitoire être une fois de plus validée. « Aujourd’hui comme hier, investir dans le Congolais est l’unique antidote à la déglingue ambiante », martèle le concepteur de Mbudi.

     Scrutant le ciel comme pour y trouver de l’inspiration, Z’Ahidi Ngoma lâche : « le bon comportement de nos militaires est la preuve que le pays n’a pas encore épuisé toutes ses ressources.  Nous avons encore toutes les raisons d’espérer. Les Concertations nationales ouvrent potentiellement  des perspectives nouvelles. Il nous appartient de gérer la séquence actuelle au mieux des intérêts de la Patrie ».

     Alors, Z’Ahidi, un has been ou un loser ? Ni l’un, ni l’autre. Bien au contraire. En cette période charnière de l’Histoire du pays, en ce moment où la RDC négocie un énième virage dans sa marche vers la normalité, le pays ne saurait faire l’économie de ceux de ses fils qui font de la politique non avec des slogans désincarnés et des invectives, mais avec des idées et des propositions novatrices. Incontestablement, Z’Ahidi Arthur Ngoma fait partie de cette espèce rare dans la faune politique rd congolaise.   

José NAWEJ

Source : Forum As

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