Conflit Teke-Yaka : La communauté Teke-Humbu sollicite l’implication de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour mettre fin au conflit

0

Pour mettre fin au conflit qui oppose les ressortissants Yaka, du territoire de Kwamouth, aux Teke du terroir, la communauté Teke-Humbu sollicite l’implication du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du gouvernement.

C’est le contenu du mémorandum qu’ils ont adressé au Chef de l’État dont une copie est parvenue ce lundi à notre rédaction.

Dans leur mémo, les Teke et les Humbu appellent au respect de la Constitution dans ses articles 11 alinéas 1,12 et 16 ainsi que d’autres lois portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, fixation et subdivision territoriales à l’intérieur des provinces.

La communauté Teke-Humbu s’insurgent contre la « léthargie » avec laquelle « les autorités provinciales et territoriales ont géré ce différend ».

Pour ce, elle sollicite la mise en place d’une commission parlementaire, pour enquêter sur les causes du conflit ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

En outre, elle demande au Chef de l’Etat de diligenter une mission humanitaire pour venir en aide aux victimes dudit conflit et réparer les dégâts causés.

Pour faire entendre leur voix, les Teke-Humbu souhaitent rencontrer le Président de la République, en sa qualité de Garant de la nation, en vue de mettre à sa disposition leur cahier de charge.

Dans le cadre de recherche de la paix sur ce conflit, une délégation gouvernementale conduite par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo Okito wa Koy, était arrivée jeudi dernier à Kwamouth, dans la province du Mai-Ndombe.

Elle était porteuse d’un message de paix à la population dudit territoire en vue de réconcilier les deux peuples.

A l’origine de ce drame communautaire, rappelle-t-on, il y a des malentendus entre les Teke, originaires des lieux, et les Yaka autour des redevances coutumières, notamment sur la quantité d’obligations à verser aux autorités locales Teke par les non originaires Yaka.

Ces désaccords ont ensuite pris des proportions inattendues jusqu’à mener aux affrontements sanglants dont le bilan définitif est difficile à établir.

18 personnes tuées, 175 maisons incendiées et 1 arme AK47 d’un policier emportée par les Teke, selon le vice-ministre de la Défense.

Plus de 200 militaires ont été envoyés en renfort.

Bishop Mfundu

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here