Covid-19 : Le couvre-feu et ses conséquences pour les “nuiteux” de Kinshasa

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Une rue de Kinshasa

En RDC, le couvre-feu plonge les travailleurs de nuit dans le désarroi, notamment dans la capitale Kinshasa.

Pour endiguer la seconde vague de la pandémie du covid-19, un couvre-feu est entré en vigueur de 21 heures à 5heures, ce vendredi 18 décembre.

Ce dernier n’est pas approuvé par une grande partie de la population, qui appelle les autorités à son allegément voire sa suppression.

Après les deux premiers jours, les kinois ont réagi, pour certains le couvre-feu les empêche d’exercer leurs occupations quotidiennes, car les kinois en grande partie, font leurs activités la nuit. Beaucoup de petits commerces du secteur informel ne sont pas épargnés par cette mesure ordonné par le président et doivent rester impérativement fermés.

Bloqués à cause de cette mesure beaucoup de gens qui travaillent la nuit sont inquiets du couvre feu, car il pose de véritables problèmes de survie et les prive de revenu.

Pour Joseph Kasonga, le couvre-feu n’a pas de raison d’être. “Je suis DJ dans une boîte de nuit, avec ce couvre-feu je n’aurai plus rien pour vivre” se lamente-t-il. Insistant que le couvre-feu constituait “un suicide pour les kinois”.

Une grande partie de la population est privé de ses moyens de subsistance. Ils se plaignent du poids du couvre-feu dans la réalisation de leurs occupations quotidiennes.

“Je suis vendeuse de grillade à victoire le soir, c’est à partir de 21 heures, 22 heures que les gens viennent dans les terrasses et boîtes de nuits pour boire et cherchent à manger ensuite. Et je suis perdue par cette nouvelle restriction” se plaint Nathalie Mbuyi.

Rappelons, que quelques jeunes se sont mobilisés contre le couvre-feu, hier 18 décembre dans les rues de la capitale.

Rhudy Mialoundama

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