Cri d’alarme. Ban Ki-Moon : «le peuple congolais a trop souffert»

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Ban ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, 2mars 2009 à Kinshasa

 

Le  Secrétaire Général des Nations Unies s’est exprimé ainsi,  lors du Conseil de Sécurité, en soumettant son rapport sur les principaux faits qui prévalent en RDC. C’était le 3 octobre 2016 dernier, au siège de l’ONU, à New York. Ban Ki-Moon a, après avoir peint les tableaux sur la situation générale en RD Congo, interpellé les acteurs politiques à trouver des solutions idoines de manière pacifique, en se mettant autour d’une table. Les manifestations telles que celles du 19 au 20 septembre ne peuvent amener le pays que dans la disette ainsi que dans  une profonde crise dont les paisibles citoyens en pâtiront.

Il reconnaît tout de même,  les acquis dont la nation congolaise a bénéficié ces dernières années. Et,  pour les préserver, ainsi que la  vie du peuple, il incombe aujourd’hui aux différentes formations politiques d’en prendre plus  conscience  et, de s’abstenir de tout nouvel acte de violence susceptible d’exacerber la situation.

Condamnation 

L’Onu reste, cependant,  préoccupée par l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral ainsi que la recrudescence des  tensions politiques et les incidents qui en  découlent  à  travers  tout le territoire  national.

«Je condamne dans les termes  les plus  énergiques,  les  violences qui  ont entaché les manifestations  organisées par l’Opposition  les 19 et 20 septembre  et entraîné  des  pertes  en vies  humaines  et la destruction  des   biens », a-t-il souligné.

Ban Ki-moon   a également promis des sanctions à  ceux qui commettent des violences ou incitent à en commettre. Allusion faite, ici, aux ténors aussi bien du  pouvoir, de l’Opposition que de la Société civile.   Ils en  répondront, précise-t-il,   de leurs  actes devant les  juridictions internationales ou nationales compétentes.

Dans ce même rapport,  il  affirme avoir  toute son attention sur les  informations faisant état d’une augmentation des violations  des droits civils et politiques fondamentaux de la part des  acteurs étatiques. A cela s’ajoutent  les violations de la liberté d’expression et de  réunion pacifique.

Il a, de toute manière, encouragé le Gouvernement  congolais à déférer les auteurs des violations des droits de l’homme devant la justice, et ce, conformément  à l’engagement pris pour mettre un terme  à l’impunité.

Dialogue politique

Le dialogue restant la voie pacifique  pour  aboutir à un compromis, le Secrétaire Général des Nations Unies a recommandé aux acteurs politiques congolais de  s’engager  dans le processus d’un dialogue soutenu,  avec la participation des principales parties prenantes  politiques et qui va privilégier  avant tout,  l’intérêt supérieur de la nation et du peuple. Seul ce dialogue pourra ouvrir la voie à la tenue d’élections crédibles et éviter toute escalade de la tension et de la violence. «J’exhorte tous les groupes  politiques  qui ne se sont pas encore ralliés au processus à jouer un rôle constructif, qui facilite la tenue d’élections crédibles en temps  utile», a-t-il lancé. Il a exhorté, enfin,  le gouvernement à envisager d’adopter de nouvelles  mesures de confiance  pour  créer des conditions  propices à la poursuite du dialogue, avant de plaider   auprès des partenaires tant nationaux que régionaux afin de contribuer aux efforts visant à  désamorcer les  tensions croissantes en RD. Congo.

Aubin  Kandembi

Avec la Prospérité

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