Dialogue : pas de consensus sur l’introduction ou non de la notion « alternance politique »

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Au deuxième jour des travaux du comité préparatoire, jeudi 25 août, les acteurs politiques de la majorité présidentielle (MP) et de l’opposition n’ont pas trouvé de consensus sur l’introduction ou non de la notion « alternance politique ».


Selon le rapport de la réunion du comité préparatoire, cette notion « d’alternance politique » a été proposée pour être introduite ou pas dans l’alinéa qui stipule : « la détermination des parties prenantes à renforcer l’état de droit par le respect des valeurs de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la tolérance et de la justice ».

Pour l’opposition, c’est bien de l’alternance politique qu’il faut discuter au dialogue parce que le président Kabila va achever son deuxième mandat. De son côté, la Majorité estime que le dialogue doit discuter de l’organisation des élections qui pourrait aboutir à l’alternance.

Une divergence fondamentale a éclaté entre d’une part les partis politiques (MP et opposition) et la société civile d’autres parts sur la représentativité des délégués au dialogue. Après débats, les deux camps sont arrivés à un consensus minimal accepté par la société civile : 68 délégués pour la MP, 68 pour l’opposition, 39 pour la société civile et 25 pour les personnalités.

Hormis ces points de discordance, toutes les parties sont d’accord concernant l’agenda du dialogue. Elles proposent d’inclure deux thèmes : l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral est un des éléments et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans les élections.

Toutes les parties sont aussi d’accord pour ajouter un nouveau thème dans l’agenda : « la nécessité d’un accord politique et les mécanismes de sa mise en œuvre ». Ce sujet traitera aussi du point relatif à la continuité de l’état au cas où l’élection présidentielle ne se tiendrait pas dans les délais de la constitution.

Un consensus a également été trouvé sur la représentativité des femmes et des jeunes au dialogue.
Les partis politiques (MP et opposition) sont d’accord pour faire référence aux instruments juridiques internationaux et nationaux, notamment la Résolutions 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en République Démocratique du Congo.​

Un article de Radio Okapi

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