E. Tshisekedi triomphe à nouveau à Kinshasa : Camouflet pour les forces du statu quo

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Des centaines de milliers de Kinois ont spontanément déserté leurs occupations pour réserver un accueil délirant au leader du Rassemblement des forces acquises au changement .

Comme annoncé plusieurs jours auparavant par les médias du pays et de l’étranger, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba est bel et bien rentré à Kinshasa, au terme d’un long séjour médical passé à Bruxelles, capitale du royaume fédéral de Belgique.

Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et chef de file du Rassemblement des forces acquises au changement, Etienne Tshisekedi a fait l’objet d’un accueil délirant de centaines de milliers de Kinois partis des 24 communes de la capitale et de sa périphérie.

Alors que les forces de la réaction, mises en branle par la majorité présidentielle, organisaient diverses manifestations publiques à travers la capitale hier, afin de torpiller l’élan de solidarité qui se manifestait déjà dans la partie Est de la ville, les populations d’autres communes qui n’ont pu effectuer le déplacement vers l’aéroport n’ont pas cru avoir si bien fait les chose en désertant carrément leurs occupations habituelles, notamment dans les quartiers d’affaires, créant ainsi l’ambiance d’une journée de travail chômée et payée, aux conséquences difficiles à calculer. Pendant ces temps de crise économique, qui accélère encore d’avantage la descente aux enfers du régime.

En effet, les communes situées à l’Ouest de la capitale telles que Ngiri-Ngiri, Bandalungwa, Kintambo, Ngaliema et Gombe n’ont connu leurs premiers moments de vitalité hier mercredi qu’en début d’après-midi, avec une relative intensification du trafic automobile sur le boulevard du 30 juin, qui s’était brusquement transformé en une véritable piste d’atterrissage de secours.

Il y a lieu de se demander où étaient passées les forces de la réaction, déployées auparavant par la majorité au pouvoir pour torpiller l’accueil triomphal du chef de file du Rassemblement des forces acquises au changement, à son retour hier au pays.

Les forces du statu quo doivent désarmer

Des sources concordantes dignes de foi indiquent en substance que lesdites forces avaient soigneusement évité de s’approcher des communes situées près de l’aéroport international de N’Djili, où a popularité de Tshisekedi Wa Mulumba n’est plus à démontrer, préférant se cantonner dans la partie de la capitale où la majorité au pouvoir peut facilement s’assurer le concours des forces de sécurité pour la protection de ses partisans, qui portaient hier des calicots et des étendards aux couleurs du parti gouvernemental, à savoir le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD).

Cette précaution d’éloignement était tout de même utile, car elle a permis hier d’éviter d’éventuels heurts entre partisans des forces politiques et sociales acquises au changement et des jeunes embrigadés pour la circonstance par la majorité présidentielle, qui ont la réputation de recruter dans les milieux très perméables tant aux dons en nature qu’ en monnaie sonnantes et trébuchantes.

S’il est question de faire le bilan de l’arrivée hier d’Etienne Tshisekedi dans la capitale, on peut dire tout simplement que les forces politiques et sociales acquises au changement sont réellement ancrées dans la conscience collective nationale, dont la qualité supérieure a permis l’extraordinaire mobilisation des masses autour de l’idéal politique incarné par le leader de l’UDPS et du rassemblement de l’opposition en RDC tout comme de l’accueil chaleureux lui réservé.

Ceux qui ne veulent pas organiser et tenir les élections dans les délais savent qu’ils ne peuvent gagner celles-ci en RDC. Car la fidélité forces politiques et sociales acquises au changement (qui ont démontré hier qu’elles sont devenues incontournables dans le pays) leur manque cruellement.

La sagesse élémentaire commande donc que les forces du statu quo désarment, permettant la tenue d’un dialogue politique inclusif porteur, la tenue d’élections sans faute et enfin, l’alternance du pouvoir sans autre forme de procès.

Par Bamporiki Chamira

Un article de Tempete des Tropiques

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