Enseignement Superieur et Universitaire: Début ce jeudi de la grève sèche et générale des professeurs sur toute l’étendue de la RDC

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Alors que le ministre de l’ESU Muhindo Nzangi annonçait le début des travaux de la Commission paritaire entre le gouvernement et le banc syndical du personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) pour le vendredi 25 mars à Kinshasa, au quartier Bibwa, dans la commune de la N’sele, le Réseau des associations des professeurs des universités et instituts supérieurs du Congo (RAPUCO) annonce qu’il relance la grève sèche et générale à partir de jeudi 24 mars sur toute l’étendue du territoire de la République démocratique du Congo (RDC).

C’est ce que l’on peut lire dans un communiqué publié la veille dans la soirée.

Les professeurs indiquent que « la grève ne sera suspendue qu’après l’issue heureuse des travaux de la Commission paritaire ».

Les professeurs indiquent dans ce communiqué que la grève sèche et générale sera effective dans tous les établissements d’enseignement supérieur et universitaire publics en RDC.

Et pour cause ? Les professeurs pointent du doigt le fait qu’après plusieurs jours de patience et de dépassements des délais, il y a toujours la mauvaise foi du banc gouvernemental.

« Réunis ce jour en réunion de l’effectivité des promesses d’exécution données par le banc gouvernemental, le RAPUCO a malheureusement observé, et ce, après plusieurs jours de patience et de dépassements des délais, la mauvaise foi du banc gouvernemental. Ceci contre toute la bonne foi naturellement manifestée par le RAPUCO sous toutes ses formes », peut-on lire dans ce communiqué.

Il faut noter que cette gréve intervient alors que les enseignants des institutions universitaires qui réclament notamment l’amélioration des conditions de vie et de travail, avaient officiellement suspendu leur mouvement de grève le 2 mars dernier, pour donner la chance aux négociations avec le gouvernement, dans le cadre d’une commission paritaire qui devrait débuter le 7 mars 2022.

Deux semaines après la suspension de la grève du personnel de l’ESU, le gouvernement ne donnait aucun signal pour le début des travaux et les professeurs réunis au sein du Réseau des Associations des Professeurs des Universités et instituts supérieurs du Congo (RAPUCO) avaient menacé de manifester jeudi 24 mars 2022 dans les rues, dans le cadre de « toge dans la rue ».

Et pourtant, le mardi 1er mars, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Muhindo Nzangi affirmait qu’il n’y avait plus de raison qui justifie une quelconque grève dans les institutions universitaires en République démocratique du Congo.

Dans une interview accordée à Radio Okapi, il avait indiqué que le gouvernement avait accepté les revendications des enseignants qui seront prises en compte à partir du mois d’avril prochain.

« Globalement, il n’y a plus de raison de la continuité de la grève. Le texte que nous avons signé avec les professeurs d’universités n’a pas été amendé. Ça veut dire que nous avons tenu compte de ce qu’ils avaient comme revendications. Ce que nous attendons, que les autres délégués, à l’instar de ceux qui l’ont déjà fait, communiquent dans leurs établissements pour mettre fin à cette grève », avait déclaré le ministre Muhindo.

Ce qui malheureusement n’a pas été fait.

Bishop Mfundu

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