Équateur : Le Gouverneur Bobo Boloko accusé d’instaurer une dictature dans la province

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Le Gouverneur de la province de l’Équateur est accusé d’instaurer une forme de dictature dans sa gestion de cette  province situé au Nord Ouest de la RDC.

“En ce jour, je voudrais attirer l’attention des organismes et défenseurs des droits humains ainsi que des associations de journaliste en danger, JED en sigle, à suivre de très près ce qui se passe dans la province de l’Equateur où le Gouverneur BOBO BOLOKO, ancien du FCC devenu aujourd’hui par circonstance membre de l’UDPS et de l’Union sacrée ; avec ses ambitions politiques démesurées disant agir au nom de la haute hiérarchie, le Chef de l’État et le vice-premier ministre en charge de l’intérieur, s’est érigé en Gouverneur tout puissant pour faire de la province de l’Equateur son sous-État comme dans le vieux temps dictatorial que nous avons décrié et qui a fait souffrir le peuple congolais pendant plusieurs décennies,” peut on lire dans un communiqué fait à Kinshasa, le 24 janvier 2022 par Norbert LUYEYE, Président national de l’Union des Républicains.

Selon lui, “BOBO BOLOKO veut s’imposer pour bloquer cet élan de la démocratie dans lequel nous sommes engagés aujourd’hui, obtenu avec peines et sacrifice. De plus, il considère la province de l’Equateur comme son État conçu d’avance. Il est dans l’esprit d’instaurer un régime de terreur et de répression où la liberté d’opinion et d’expression est totalement confisquée et prend de nouveau en otage la population de cette province.”

“Opposants et journalistes sont privés de leur droit de s’exprimer librement et d’émettre leur point de vue contraire sur le plan politique, ni critiquer sa gestion calamiteuse, moins encore celle du régime de l’Union sacrée dont il fait désormais partie alors que c’est un droit constitutionnel. Dans cette logique, privés de leur droit, opposants et journalistes sont traqués et torturés, arrêtés et jetés en prison.,” poursuit le communiqué.

“Le cas récemment des Députés provinciaux de l’Equateur ayant manifesté pour exiger leur droit ; de 3 journalistes arrêtés dans l’exercice de leur métier dont les noms ci-après :
1. Christian BOFAYA de E. Radio MBANDAKA ;
2. Patrick LOOLA, Journaliste indépendant à MBANDAKA et ;
3. Chilassy BOFUMBO de la radio Sarah de MBANDAKA qui vient de totaliser plus de 2 mois dans la prison centrale de MBANDAKA,” indique Norbert Luyeye.

L’Union des Républicains demande aux organismes et défenseurs des droits humains et même aux associations de journaliste en danger (JED) de déployer tous les moyens à leur pouvoir et faire pression aux autorités du régime en place de sorte que ces journalistes et Députés provinciaux illégalement incarcérés dans la prison centrale de MBANDAKA sur ordre de BOBO BOLOKO soient libérés dans l’immédiat et sans condition.

“BOBO BOLOKO doit savoir que le peuple congolais ne peut plus accepter de perdre le peu de démocratie et l’Etat de droit que nous avons arraché comme dit ci-haut avec peines et sacrifice durant 39 ans de lutte aujourd’hui, qui ont conduit notre pays sur cette voie de la démocratie que son Chef Félix TSHILOMBO, dans sa peau du Président de la République, a d’ailleurs promis de matérialiser pour faire de la République Démocratique du Congo un État réellement de droit et de démocratie,” ajoute le communiqué.

“Malheureusement, selon l’Union des Républicains,  les nouvelles recrues au sein de l’UDPS et l’Union sacrée suivent une direction contraire comme BOBO BOLOKO qui se fait un super puissant Gouverneur pour combattre les efforts de son parti UDPS et la vision de son Chef Félix TSHILOMBO et bloque à nouveau l’élan de démocratie dans lequel notre pays s’est engagé à ces jours.”

Et de conclure :

“Avec ses actes très dangereux pour l’avenir de notre pays, BOBO BOLOKO mérite d’être sévèrement puni dans ses fonctions de Gouverneur de la province de l’Equateur.”

Bishop Mfundu

Contactez la rédaction de Voice Of Congo : 00243 818956860

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