Grandes mesures après les concertations : Congrès, Kabila bouscule les agendas !

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Le Congrès attendu le 10, puis le 15 octobre 2013 ne se tiendra plus  aujourd’hui. Personne, du côté officiel, n’a avancé une quelconque raison. Kengo et Minaku, depuis la fin des travaux des concertations nationales, se sont déchargés. Le suspense se prolonge. Les spéculations s’amplifient. Kabila parlera, parlera  pas ? Tire-t-il les choses en longueur ? Toutes ces  questions  taraudent les esprits des politiques,  dans des officines. A en croire le Professeur Banyaku Lwape, l’un des membres du Secrétariat Technique des concertations nationales, l’initiative de la convocation du congrès ne  relève pas de la compétence du Chef de l’Etat, mais des présidents de deux Chambres du parlement. Bien entendu,  en concertation avec le Président de la République. Pendant ce temps, on s’impatiente dans le camp de ceux qui attendent la formation d’un Exécutif de large consensus. Le stress étouffe ceux qui sont aux affaires et sont dans la crainte d’un imminent changement. Toutefois, selon certaines indiscrétions, le duo Kengo-Minaku pourrait probablement   convoquer le Congrès, pour ce  week-end. Si tout va bien, ce serait   entre vendredi ou  samedi.          

On l’attendait pour jeudi 10, puis mardi 15 octobre 2013. Aux dernières nouvelles, il n’aura pas lieu. Du moins,  pour aujourd’hui. Il s’agit du Congrès dit ‘‘des mesures importantes’’ où devra s’adresser, devant les deux Chambres du Parlement réunis, le Président de la République qui, à l’occasion, est appelé à donner  les grandes orientations de la politique du pays, après les assises des concertations nationales.

Dans l’entre-temps, le silence radio des officiels n’a fait qu’alimenter les suspicions.  Pour ceux qui ne comprennent pas trop bien le mécanisme de fonctionnement du parlement, Kabila serait en train de tirer les choses en longueur. Surtout que depuis la fin des travaux des concertations, Kengo et Minaku sont devenus quelque peu  aphones sur la date de la tenue de ce congrès.

Il a fallu qu’un des membres très visibles du Secrétariat technique des concertations nationales,  puisse refixer les esprits, pour se rendre à l’évidence que rien dans le sens de ce congrès n’est prévu, pour aujourd’hui.

Hier, en effet, le Prof. Banyaku Lwape  a rappelé que l’initiative de la convocation du Congrès n’était pas de la responsabilité du Chef de l’Etat, mais des présidents de deux Chambres du Parlement.

Il revient donc aux Honorables Kengo et Minaku de convoquer le Congrès et, partant, inviter le Chef de l’Etat. Certes, cette convocation ne peut se faire qu’en  concertation avec le Président de la République.

Y  aurait-il un problème de calendrier ? Serait-on en train de tourner et retourner ces ‘‘mesures importantes’’ ? Voilà autant de questions qui se posent dans les lieux de débat public.

‘’L’on attendra longtemps’’,  soutiennent, pour leur part, les ultra sceptiques qui, dans leur argumentaire, rappellent  que c’est au mois de décembre 2012, puis début janvier 2013 que le Chef de l’Etat avait lancé l’idée de la tenue des concertations en vue de la recherche de la cohésion nationale. Il a fallu donc attendre juin 2013 pour voir Joseph Kabila signer l’Ordonnance portant convocation d’un Forum sur les concertations nationales. Et, c’est après moult tractations que ces assises vont se tenir au mois de septembre 2013. C’est ce qui fait dire aux ‘‘Thomistes’’ que le Congrès des mesures importantes risque de suivre la même courbe.

On s’impatiente

La patience, disent des analystes, n’est pas congolaise. Du résultat, rien que du résultat. Et,  maintenant. Voilà ce qui caractérise les compatriotes de Lumumba Patrice.

On s’impatiente du côté des politiciens, principalement,  chez les  concertateurs qui veulent cueillir le fruit du travail abattu à la suite du consensus dégagé  dans les recommandations, à travers la prochaine redistribution des cartes. Que dira Kabila ? Sinon…

Les prisonniers d’opinion, ou politiques, c’est selon, eux, également, brûlent d’impatience. Encore qu’après l’intervention, sans débat, de Kabila, il va falloir attendre la suite de la loi sur l’amnistie à voter par le parlement.

Le congolais ‘‘lambda’’ n’est pas en reste. Lui aussi attend des mesures  qui seraient de nature à booster le social.

En tout cas,  les attentes sont telles qu’il  n’a pas assez de marge de manœuvre, lui qui a rassuré tout le monde qu’il avait entendu et compris les multiples signaux lancés par les concertateurs.

Le stress

Si d’aucuns s’impatientent, d’autres encore vivent des moments de stress. C’est le cas notamment,  des membres de l’Exécutif Central et de  certains mandataires publics.  Parce que Kabila n’a pas donné le coup de sifflet final, leurs excellences ainsi que des ADG et autres DG multiplient des actions sur terrain. Des ‘‘héros dans l’ombre’’ sont, du coup, devenus  des friands de cameras. Plus jamais d’actions inaperçues.

Les labos politiques comme mystiques tournent à plein régime. Pourvu que l’on soit au pinacle, après des mouvements qui vont, incessamment, s’opérer.

Ce qui est vrai, ce que le suspense ne va aucunement s’éterniser. Il y en aura qui trouveront  leur compte. D’autres seront tenus d’attendre de nouvelles fenêtres d’opportunité ou, carrément, de se préparer pour les prochaines élections.

Source : La Prospérité

1 COMMENT

  1. l´amaturisme ,non vision , gaugenardisme et le manque du leadership on peut aussi ajouté le tribalisme,le clientelisme bref la mediocrité proffesionel,humaine et intelectuelle. um troupeau des taupes,manchaud,borne,aveugles,non attendant se fiant aux pratique mystique a la place de la competance du travail.

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