Institution d’une taxe carbone en RDC : L’expert environnementaliste Jean-Louis Koyagialo propose deux choix

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Au cours d’un échange avec votre rédaction, l’expert environnementaliste J.L Koyagialo se dit satisfait de l’adoption des dix mesures urgentes par le Conseil des Ministres, le vendredi 09 juillet 2021 qui, selon ses propres termes a pris en compte le contenu de la correspondance qu’il avait adressé à la VPM Environnement et Développement Durable au mois de Mai dernier, tout en saluant, par la même occasion, le leadership imposé par cette autorité et son sens élevé de collaboration avec les scientifiques.
Eu égard à ce qui précède, il préconise  la mise en place d’un comité de l’économie verte pour une analyse macroéconomique au préalable.

«Avec l’avènement de cette taxe, je propose ces deux choix pour le pays : 1.Instituer une taxe carbone dont la conception serait purement contributive de la fiscalité et qui ne se distinguerait pas des autres prélèvements obligatoires qui financent les fonctions régaliennes de l’Etat et dont l’objectif n’est généralement pas d’inciter à changer les modes de production et de consommation dans la société. 2.Instituer l’écofiscalité au vrai sens du terme, avec la mise en œuvre des écotaxes qui ciblent l’origine des externalités et intègrent le signal prix en vue de produire les effets attendus c.à.d. corriger les comportements préjudiciables à la société (lorsque la taxe est forte et ciblée) et financer les recherches dans le domaine de l’environnement, les opérations d’assainissement, la prévention, la lutte contre la pollution, réhabilitation, restauration des paysages pollués ou dégradés et à la promotion de l’efficacité du bas-carbone (lorsque la taxe est prévisible et durable) », a révélé J.L. Koyagialo.

Dans le souci de voir le secteur d’environnement en RDC booster l’économie et demeurer au centre du développement, cet expert environnementaliste est allé plus loin en éclaircissant l’un de ses choix en terme : « si le Gouvernement s’en tient au deuxième choix, il sera donc important de tenir compte de l’ensemble des effets macroéconomiques dans la mesure où la fiscalité environnementale vise à modifier les choix des acteurs économiques; ce qui influe à la fois sur les émissions de gaz à effet de serre et sur les grands agrégats macroéconomiques comme le PIB, l’emploi ou l’investissement. D’où, la mise en place d’un comité tri-sectoriel (Environnement, Economie et Finance) pour l’économie verte s’impose ».

Jean-Pierre Mutamba

Contactez la rédaction de Voice Of Congo : 00243 818956860

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