Intrusion des FARDC dans la base de la Monusco à Kananga : L’armée contredit Mende, reconnait l’incident

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Les élements des FARDC, sous le commandement du Général Marcellin Assumani avaient bel et bien pénétré l’enceinte d’une base de la Monusco à Kananga en début de semaine.

C’est ce qu’a confirmé l’armée congolaise par la bouche du porte-parole du secteur opérationnel du Grand Kasaï, le lieutenant Anthony Mualushayi.

« Les militaires du secteur opérationnel au Grand Kasaï qui étaient dans l’enclos de la Monusco n’ont violé aucune loi. Nous avons tous entendu le communiqué de Maman Sidikou, les photos sont là, moi j’étais présent pour prendre des photos avec le Général, nos militaires n’avaient aucune arme » , a affirmé cet officier à la presse.

Le lieutenant Malushayi a même révélé que les forces de la Monusco ont empêché aux militaires des FARDC de sortir de l’enceinte de leur QG pour qu’un constat officiel de leur intrusion soit fait.

Deux jours après l’incident, le porte-parole du gouvernement avait pourtant nié les faits, déclarant que les militaires congolais ne s’étaient pas introduits dans la base de la mission Onusienne.

“Des témoins affirment que les soldats n’ont pas pénétré dans l’enceinte de la base. Ils en ont référé à leurs supérieurs. C’est ce qui explique que l’individu n’ait pas été appréhendé, ayant ainsi bénéficié de l’asile de la représentation locale de la Monusco”, avait indiqué mercredi Lambert Mende.

Des images parvenues à VOC prouvaient pourtant une altercation entre des militaires congolais et le personnelle de la Monusco à l’interieur d’une base de cette dernière.

La mission onusienne en RDC avait aussi, dans un communiqué, condamné et denoncé un incident grave” qui enfreint l’inviolabilité des locaux de la Monusco en vertu de l’Accord sur les statuts des forces entre la Monusco et le gouvernement congolais mais aussi de la convention sur les privilèges et l’immunités des Nations Unis.

De surcroit, des sources concordantes confirmaient que dans les après-midi de Lundi, le Général Marcellin Assumani des Forces armées congolaises, accompagné des élements lourdement armés a fait irruption dans une base de la Monusco avec intention d’arrêter un journaliste qui s’y était refugier.

Ce qui a resulté en une vive altercation entre les militaires congolais et le personnel de la mission onusienne.

Le journaliste concerné est Edouard Diyi Tshitenge, directeur de la radio Kasaï Horizons. Le péché commis par ce dernier est d’avoir partagé le contenu du “Manifeste du citoyen”. Ce qui a suscité la colère du Général Assumani qui venait tout justement d’interdire, pour des raisons de sécurité selon l’officier, la tenue de la conférence de restitution du colloque tenu à Paris en début de mois.

Un article de Voice Of Congo

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