Kinshasa : Le Centre Hospitalier Nganda reconnu coupable d’une prise en charge défaillante dans le procès de la mort d’un enfant de 10 ans

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Le jeune Sam Mubwatshila

Le tribunal de Grande instance de Gombe a condamnés le Centre Hospitalier Nganda ainsi que deux de ses personnels soignants après le décès de Mubwatshila Muke Sam, 10 ans, dont la prise en charge a été jugée “défaillante et fautive”.

Les faits remontent à fin 2018. le 27 décembre, ce dernier est admis au Centre Hospitalier Nganda, situé dans la commune de Kintambo, pour des maux de tête et fièvre. Après consultation et examen du laboratoire, le bon diagnostic est posé – un paludisme (++++).

Suite à plusieurs erreurs médicales de la part  des médecins et des infirmières, l’état du patient va se dégrader. Son père Mr Charles Mubwatshila Muke va alors solliciter un transfert pour un autre hôpital mais cette demande sera refusé par le médecin, affirmant que ça ira mieux.

Peu après ce refus, le père de l’enfant a même failli déclencher des troubles à l’hôpital parce que l’équipe médicale ne voulait pas lui remettre l’ordonnance médicale pour acheter hors de l’hôpital, des produits dont son fils malade avait urgemment besoin pour sa survie. La société où travaillait le monsieur étant conventionnée au Centre Hospitalier Nganda, il devait d’après les soignants avoir les médicaments que dans la pharmacie de ce Centre Hospitalier, d’où il devait attendre jusqu’à son ouverture à 9 heures puisque ladite pharmacie était fermée  pendant 2 jours ( sout la nuit du 29 au 30/12/2018.)

La santé du gamin va s’empirer à cause des examens cliniques non approfondis faits par les différents médecins qui se sont succédés au chevet du jeune malade. L’enfant Mubwatshila SAM  présentait des signes et les symptômes alarmants et pourtant évidents mais les soignants ont multiplié des appréciations incorrectes, qui ont conduit à la mort du patient.

Aussi, il y a eu un déficit communicationnel certain, entre l’équipe soignante et les parents du mineur hospitalisé. Aucune information sur son état de santé, sur le traitement qu’on lui administrait, ni sur son évolution n’a jamais été fournie à ses parents. 

L’autopsie fait par le Général Dr TSHOMBA HONDO, révelera par ailleurs que la prise en charge thérapeutique de ce patient présente des failles terribles. Ainsi l’hôpital et deux de ses personnel soignants sont condamnés.

Le tribunale a ainsi décidé de place le mode de décès ou la forme médico- legale de la mort de Mubwatshila Muke Sam dans la catégorie de mort naturelle évitable.

Contactez la rédaction de Voice Of Congo : 00243 818956860

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