La bombe de Kabila tarde, les ministres tremblent

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Les esprits s’échauffent. La grande peur gagne les ministres en fonction. La plupart d’entre eux sentent leur départ de l’équipe gouvernementale. Et cela avec raison. C’est sûr car le Chef de l’Etat veut faire bouger les choses. Quelle réponse Joseph Kabila réserve-t-il aux résolutions formulées par les concertateurs? La question vaut son pesant d’or car, à la fin des Concertations nationales, le Chef de l’Etat avait déclaré le 5 octobre 2013 qu’il va annoncer incessamment «des mesures importantes» devant les députés et sénateurs réunis en Congrès. Jusque-là, ni le Président de la République ni ceux de deux chambres du Parlement n’ont fixé une date pour la tenue de ce rendez-vous tant attendu. Ce qui laisse place à la spéculation et aux rumeurs. Celles-ci ont laissé entendre à deux reprises que la date du Congrès a été décidée. La première fois, le jeudi 10 octobre 2013.
La deuxième, le mardi 15 puis une troisième date, le vendredi 18 octobre prochain. Le suspens règne. Tout porte à croire que le Président de la République est en train de mûrir sa réponse musculeuse. La vie de toute la Nation en dépend.
Les esprits s’échauffent. La grande peur gagne les ministres en fonction. La plupart d’entre eux sentent leur départ de l’équipe gouvernementale. Et cela avec raison. C’est sûr car le Chef de l’Etat veut faire bouger les choses. En dehors de Matata qui a le vent en poupe pour avoir convaincu la Banque mondiale -BM- à épauler la RD-Congo dans la reconstruction et surtout dans le projet le grand Inga, le reste des ministres tremblent. Seul le discours de Kabila qui fixera les esprits.
L’issue des Concertations nationales va sûrement inaugurer une nouvelle ère dans la gestion de la RDCongo. L’on attend parler de la formation d’un gouvernement de large ouverture. Ce qui est très critiquée par la Majorité au pouvoir notamment le PPRD, parti phare de la majorité présidentielle. Ce dernier tient à conserver ses postes à tous les niveaux. Mais il est de plus en plus évident que ra vision du PPRD n’est pas celle de Joseph Kabila qui, lui, tient à l’unité de la RDCongo. Raison pour laquelle il a convoqué les Concertations nationales pour consolider la cohésion nationale.
A l’entendre, ce forum national n’était en aucun cas un lieu de partage du gâteau qu’est le pouvoir. Sur le terrain, Kabila qui s’est toujours présenté en indépendant à la présidentielle vient composer avec tout le monde, à savoir tout RDCongolais épris dé paix et soucieux de la sauvegarde de l’intégrité territoriale, de la cohésion nationale et du développement de la RDCongo. Kabila, en tant que garant de la nation, tant la main à tous ses compatriotes. Des observateurs notent que c’est dans ce sens que se justifie la visite effectuée par l’ambassadeur Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du Chef de l’Etat, chez Etienne Tshisekedi, chef de file de l’Opposition RD-congolaise. A l’UDPS, des commentaires n’ont pas changé. «Théodore Mugalu est venu voir notre leader Etienne Tshisekedi. Il lui a dit de travailler avec le régime en place au motif de barrer la route à l’ennemi en ce qui concerne la guerre qui sévit à l’Est de la RD-Congo, et Etienne Tshisekedi a répondu qu‘il ne le pouvait pas compte tenu des irrégularités qui ont émaillé les élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011», rapporte-t-on à l’UDPS.
D’aucuns justifient le report du message du Chef de l’Etat à la nation du fait que certaines personnalités du pays étaient en mission de service à l’extérieur du pays dont Matata Ponyo, Premier ministre, qui est revenu au pays depuis le lundi 14 octobre 2013. Le chef du gouvernement était en mission aux Etats-Unis d’Amérique où il a pris des contacts avec des; investisseurs américains et les dirigeants de la Banque mondiale pour appuyer la RD-Congo dans son vaste programme de la Révolution de la modernité. Des sources rapportent que Léon Kengo wa Dondo reste à son poste du président du Sénat. Donc, Matata peut respirer et pourrait même garder son fauteuil tant convoité par ses compagnons du PPRD, de la MP voire même de l’Opposition.
Au sein de la classe politique, les ambitions se nourrissent. Les hommes politiques de la Majorité présidentielle et de l’Opposition s’apprêtent à faire partie d’un possible gouvernement d’ouverture. «Cette République nous appartient à tous. Il n a pas une République pour la Majorité et une autre pour l‘Opposition. Au nom de la cohésion nationale, le chef de l‘Etat peut travailler avec qui il juge engagé pour le développement du pays», fait savoir un analyste politique paraphrasant ainsi le Chef de l’Etat. A l’allure où vont les choses, Kabila va surprendre car il a besoin de travailler avec des hommes et femmes capables de l’aider dans la reconstruction de la RDCongo. La vraie question reste de savoir quel sort le Chef de l’Etat réservera aux institutions qui, fonctionnent dans l’illégitimité notamment le Sénat, les gouvernorats et Assemblées provinciales.

Octave MUKENDI

Source : AfricaNews

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