La RDC va juger ses soldats accusés de viol en Centrafrique (Justice)

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La République démocratique du Congo va juger ses trois soldats accusés de viol en Centrafrique, où ils sont déployés dans le cadre d’une mission de paix de l’ONU, a-t-on appris jeudi de source judiciaire congolaise. “J’ai donné injonction aujourd’hui même au général [Joseph] Ponde, auditeur général des forces armées, pour engager des poursuites” sur la base du “dossier que l’ONU mettra à notre disposition”, a déclaré à l’AFP Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice.

Il a ajouté que la RDC ne pouvait pas “tolérer” de tels actes, et que les militaires concernés seraient rapatriés et jugés devant une cour militaire. Une porte-parole de l’ONU avait annoncé mercredi trois Casques bleus de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ont été mis en cause dans trois nouveaux cas de viols et ce, une semaine après le renvoi du chef de la mission onusienne dans ce pays pour des faits similaires.

Elle avait refusé de donner la nationalité de ces Casques bleus mais plusieurs sources ont affirmé qu’ils seraient originaires de la RDC et que le contingent se trouvait en mission dans la ville de Bambari, au nord-est de Bangui, la capitale centrafricaine, au moment des faits.

Suite à cette nouvelle affaire, des responsables onusiens avaient convoqué une réunion d’urgence avec des représentants de la RDC et donné dix jours au pays pour décider de l’éventuelle ouverture d’une enquête. La Minusca, forte de 12.000 Casques bleus, fait face à au moins 61 accusations de fautes, dont 12 concernant des cas d’abus sexuels.

Le général sénégalais Babacar Gaye a été écarté de la tête de la mission après une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants. Il a été remplacé le 13 août par le Gabonais, Parfait Onanga-Anyanga. Après le renvoi du général Gaye, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait qualifié les cas d’agressions sexuelles imputés à des Casques bleus de “cancer dans notre système”.

La RDC a été ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003 et sa moitié reste aujourd’hui déchirée par des conflits armés. L’ONU dénonce régulièrement les viols dont sont victimes chaque année des milliers de femmes, et qui sont commis tant par les groupes armés que par les troupes régulières. Le président congolais Joseph Kabila a nommé le 9 juillet 2014 une conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants: Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi.

AFP

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