Le calendrier de Malumalu pour sonder le cœur de Kabila

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Malu-Malu

Une date fatidique pointe à l’horizon, celle du 13 décembre prochain. Ce jour-là, l’agenda de l’abbé Apollinaire Malumalu prévoit que le président de la nouvelle CENI présente le calendrier du processus électoral jusqu’en 2016 au Palais du peuple, devant l’Assemblée nationale. Fatidique puisque l’abbé de Beni-Butembo fait face aux pesanteurs des Concertations nationales qui ont posé le recensement de la population prévu en 2015 comme préalable à l’organisation de tout scrutin. Si Joseph Kabila peut se prévaloir de n’avoir rien influencé -d’autant que cette proposition est venue des délégués de l’opposition mais circonvenus, cette résolution des concertateurs lui profite personnellement en ce qu’elle favorise, de manière tacite, la prolongation de son mandat au delà du délai butoir constitutionnel du 19 décembre 2016. Selon les premières informations qui ont filtré du siège de la CENI, sur le boulevard du 30 juin, le calendrier à dévoiler à Aubin Minaku et ses députés nationaux s’en tient à un recadrage du processus pour commencer par les élections locales en 2014, quitte à organiser, par la suite, les provinciales, les sénatoriales et les élections des gouverneurs de provinces. A propos de l’élection présidentielle, la CENI projette de la convoquer strictement dans le délai et ce, concomitamment avec la députation nationale comme de tradition depuis les élections générales de 2006.
C’est tout un test qui sera assez révélateur sur les réelles intentions de Joseph Kabila. Selon que ce calendrier sera reçu par la majorité, les et les autres se feront une idée précise sur la perspective 2016, chargée de tous les enjeux et de tous les dangers. Ce cap passé, la CENI reviendra de nouveau devant l’Assemblée nationale pour une autre requête, probablement à la session parlementaire de mars 2014. Cette fois-là, il s’agira de soumettre à révision la loi électorale pour que les gouverneurs de provinces se fassent élire désormais par tous les élus de base -conseillers municipaux, échevins et autres. Si cette nouveauté venait à être adoptée, le candidat gouverneur aura à battre campagne au niveau de l’ensemble de sa province jusqu’à l’échelon le plus bas.

PAUL MULAND

Source : 7sur7

1 COMMENT

  1. ARRETER AUSSI CEUX QUI COLLABORE AVEC KABILA PAR CE QUE LUI AUSSI A COMMIS UNE TRAHISON.
    MAIS SACHE QUE LE REGIME PARTIRA TOUS LES COLLABORATEURS ,FEMMES ET HOMMES SERONT LAPIDÉS ET LEURS BIENS MAL ACQUIS SAISI.

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