Le criminel Buffalo 64 ans condamné à mort pour viol et meurtre de la fillette de 11 ans Daniela

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Procès en flagrance au TGI/Gombe

Nkaki Kianungila Buffalo, maître en arts martiaux et père de famille, a violé et tué de sang-froid Daniela Manionga, une mineure de 11 ans qu’il aurait pourtant dû protéger comme ses propres filles. A l’issue d’une procédure de flagrance, cet homme sans cœur a été condamné à la peine capitale. Mme Geneviève Inagosi, ministre du Genre, Famille et Enfant, a assisté personnellement au déroulement du  procès et à la sentence finale tombée à 22h15’.

Le lundi 23 septembre 2013, une procédure en flagrance a été organisée au Palais de justice de Kinshasa/Gombe. Parmi l’assistance, on a pu remarquer la présence de Mme Geneviève Inagosi, ministre du Genre, Famille et Enfant, de la ministre provinciale du Genre, famille et enfant, des parlementaires, des représentants des organismes internationaux, et de plusieurs acteurs de la lutte contre les violences s*xuelles. Et c’est le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe qui siégeait au pénal dans la grande salle d’audience de la Cour d’appel empruntée pour cette cause.

A l’affiche, un crime odieux qui a bouleversé beaucoup de parents et la plupart des acteurs de la lutte contre les violences s*xuelles. En effet, la petite Daniela Manionga, à peine âgée de 11, a été interceptée sur le chemin de l’école par le karateka Nkaki Kianungula Buffalo dans la matinée du mercredi 18 septembre 2013. Le lendemain matin, le corps inerte de la pauvre fille – enveloppé dans un pagne, vêtu d’une jupe d’uniforme et sans sous-vêtement – a été découvert sur un terrain vague. Son cou était tordu.

Des brûlures étaient perceptibles sur ses cuisses avec des amas de cire de bougie  séchés sur le corps traumatisé. Elle avait la bouche légèrement entrouverte, l’organe s*xuel ouvert et largement perforé.

L’opinion était profondément scandalisée. Surtout que cette fillette orpheline de mère, et c’est sa grand-mère (maternelle) qui s’occupait de son éducation. Lorsqu’on est allé se renseigner chez ses collègues de classe, elles ont rappelé que la veille, leur camarade a été interceptée en cours de route par le vieux du quartier appelé Me Buffalo.

Piquée par la sainte colère, la population de ce quartier de la commune de Kintambo est descendue sur une parcelle de la rue Mai-Ndombe où réside le suspect. Là, les jeunes révoltés ont saccagé et incendié les maisons. Curieusement, il n’y a que celle de Me Buffalo qui n’a pas pris feu. Mis au courant de ce qui se déroulait chez lui, Me Buffalo est allé se plaindre au bureau de la Légion de la police d’intervention rapide (PIR). Dès que les gardiens de la loi l’ont vu, ils l’ont directement mis au cachot. De son côté, l’officier de police judiciaire entamait ses investigations.

Appelé d’urgence ce jeudi 19 septembre-là, l’expert François Nkuna Shindani, spécialiste de scènes de crimes à la Police technique et scientifique, est allé faire ses analyses. Dans la chambre du prévenu, il a découvert le reste d’un sachet de bandes hygiéniques, des compresses tachetées, un rouleau de ouate utilisé, un bonbon étrange mis dans un verre au-dessus du réfrigérateur, et un médicament qui s’appellerait « Augmentin Z ». Et des restes des bougies éteintes.

Curieusement, lorsqu’il s’est rendu à la morgue pour voir le corps, il a trouvé cinq bandes hygiéniques à l’intérieur de l’organe génital de la défunte. Sa bouche avait encore quelques résidus d’un bonbon semblable à celui trouvé dans la chambre du suspect.

Dans la matinée du lundi 23 septembre 2013, la ministre du Genre, Famille et Enfant s’était rendue elle-même sur le lieu du crime et était allée consoler la famille éprouvée.

Audience

A l’audience, le ministère public a inculpé maître Buffalo des préventions de viol et meurtre. De leur côté, les conseils de la partie civile ont présenté le prévenu comme un homme sans état d’âme, qui avait déjà violé sa propre fille. Ses trois épouses sont mortes, dont l’une par chagrin pour sa fille violée par son géniteur. A la question du tribunal de savoir comment ses femmes sont mortes, il a répondu que c’était chaque fois pendant qu’il était au travail.

Au cours des débats, les avocats de la partie prévenue ont mis en doute les preuves apportées par l’expert de la police scientifique. Argument avancé : c’est le ministère public qui aurait dû apporter des preuves. Or, cet expert n’est pas officier de police judiciaire, et il est allé fouiller dans l’absence du prévenu et sans aucun mandat.

Ici, l’expert a répondu que la police scientifique n’a pas besoin de documents, et les conseils du prévenu ne savent pas comment la police scientifique travaille. A l’attention du tribunal, le spécialiste des scènes de crimes a révélé qu’il a découvert une compresse coincée dans le sommier.

Au sujet des bandes hygiéniques et du rouleau de ouate trouvé dans sa chambre, le prévenu a allégué être détenteur d’une officine pharmaceutique. Par contre, il a continué à clamer son innocence tout au long de l’instruction.

Mais pour l’organe de la loi, ce sont les mêmes effets trouvés dans la chambre du prévenu qui ont été découverts dans le corps de la fille. Cette nuit-là, il a opéré avec des bougies. Et il a commis le meurtre pour s’assurer l’impunité du viol. Il devait donc être condamné avec des circonstances aggravantes, pour avoir violé la loi portant protection de l’enfant.

Mais pour la partie prévenue, la rumeur ne pouvait pas fonder la conviction du tribunal. Cela, du fait que le ministère public n’a pas apporté des preuves devant étayer sa thèse.

Après avoir déclaré les débats clos et pris l’affaire en délibéré, le tribunal est venu rendre son jugement à 22h00’. Il a dit établir en faits comme en droit les faits reprochés au prévenu. Il l’a condamné à 20 ans de servitude pénale principale pour viol, et à la peine capitale pour meurtre. Ces deux infractions étant en concours idéal, le meurtrier Nkaki Kianungula Buffalo a été condamné à la peine la plus forte, soit la peine de mort.

Il a été aussi condamné à payer 100 000 dollars évalués en francs congolais à chacune de deux parties civiles. C’est-à-dire celle du père et celle de la mère. Au même instant, le tribunal a ordonné son arrestation immédiate.

1 COMMENT

  1. baninga balukaka ata “savon” obeti yango kitokooooo…..!, po eza kaka neti ozoleka ba MJ30, Cindy le poumon, rihanna, beyonce, l’OR Mbongo………; mais azui discipline….!!!!

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