Les États-Unis et la Russie sur le point d’une confrontation militaire en mer noire.

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Us-Russian standoff

Depuis le début, en Décembre 2013, de la crise en Ukraine, on a assisté a une multiplication d’accusations croisées entre les Etats-Unis et la République Russe, on a observé la tenue d’exercises militaires, le répositionnement des navires et bâtiments de guerre et autres scénario évoquant la guerre froide qui a opposé les deux super-puissances militaires au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle.

Toutefois, la semaine passée a vu une escalation de l’impasse avec un face à face entre un destroyer américain et un avion de chasse russe dans les eaux internationales au large de la Roumanie pendant le weekend.

Pendant plus de 90 minutes, un Sukoï-24 russe non-armé a effectué une douzaine de passes à basse altitude et s’est même rapproché à moins de 1000 mètres du destroyer américain USS Donald Cook croisant en mer noire, sans pour autant le survoler.

Selon un porte-parole du Pentagone, le quartier général du ministère américain de la défense, le chasseur-bombardier russe n’a pas repondu aux requêtes et averstissements emmanant du Donald Cook. L’officier américain a aussi qualifié cet incident d’action provocative et peu professionelle de la part des russes.

Une autre raison de l’escalation ces derniers jours de la tension entre Washington et Moscou est la visite à Kiev d’un chef de la CIA, l’agence d’espionnage américaine, le lundi 14 avril dernier. Visite qui pour Moscou requiert une justification.

Washington s’est justifié toutefois en signifiant que la visite est une simple routine. “La visite des officiers du renseignement est un moyen de favoriser une coopération mutuellement bénéfique en matière de sécurité, y compris la collaboration russo-américaine en matière de renseignement qui date du début de l’ère de l’après-guerre froide” a déclaré un porte parole du département d’état.

Autre sujet de contention entre ces deux puissances nucléaires; la saisie de plusieurs buildings appartenant au gouvernement Ukrainien par des militants pro-russes dans des villes de l’est du pays.

La Maison Blanche accuse le Kremlin d’être la main noire derrière ces revoltes. “Nous avons la ferme conviction que ce model d’activités porte des similarités frappantes à la situation en Crimée avant l’occupation illégale russe” a déclaré un membre du régime Obama.

Washington a déclaré vouloir intensifier les sanctions sur l’économie russe et extendre les interdictions des visas à des leaders régime de Vladimir Putin pour punir Moscou de ses actions.

Pour cela, l’Oncle Sam s’est incliné à forcer la main à ses alliés Européens comme le témoignent des appels téléphoniques faites par le chef d’état américain Obama à ses homologues français et allemand, François Hollande et Angela Merkel respectivement.

La grande question est : Avec une économie encore convalescente, l’Europe sera t-elle capable de sanctionner la Russie sans en pâtir considérablement elle-même?

Erick Bukula

Voice Of Congo

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