Martin Kobler : « S’il y a réduction des groupes armés et des massacres ou des viols, la Monusco va partir »

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Special Representative of the Secretary-

Le Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler, est « d’accord que la Monusco doit partir » et annonce la réduction des effectifs onusiens en 2015, après 15 années de présence sur le territoire congolais depuis 1999.
« S’il y a réduction des groupes armés et des massacres ou des viols, la Monusco va partir. Le secrétaire général des Nations unies doit écrire au Conseil de sécurité sur cette question. Ainsi, vous verrez la réduction du contingent de la Monusco. Ce serait aussi intéressant de restituer la responsabilité aux FARDC. L’année 2015, nous allons réduire notre présence en RDC », a-t-il annoncé le 4 décembre 2014.

Le chef de la Mission des Nations Unies au Congo (Monusco) a annoncé jeudi que la mission va commencer réduire ses effectifs en 2015, après 15 années de présence dans le pays.

Par sa résolution 2147 (2014), le Conseil avait décidé le 28 mars 2013 de « proroger jusqu’au 31 mars 2015 le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) et, à titre exceptionnel et sans créer de précédent ni sans préjudice des principes convenus du maintien de la paix, de sa Brigade d’intervention ».

Cela devrait se faire « dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19 815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers et 1 050 membres d’unités de police constituées ».

« En raison de l’insécurité, il y a 2,7 millions de déplacés (dans l’ensemble du pays, ndlr). Cela veut dire que ces personnes ne sont pas satisfaites de la situation actuelle du pays. Moi, je suis pour le dialogue avec le gouvernement et la société civile pour discuter par exemple de cette situation des déplacés », avait auparavant souligné Martin Kobler.

Le Conseil avait décidé également que « les reconfigurations futures de la Monusco et de son mandat seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain » et demandé ainsi à la Monusco de « continuer à travailler avec l’équipe de pays des Nations Unies et les autorités de la RDC en vue de l’adoption et de la mise en œuvre du programme de consolidation de la paix dans les provinces non touchées par le conflit ».

Il avait aussi exhorté les Etats signataires de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour assurer la stabilité à long terme de l’Est de la République démocratique du Congo et de la région, à « continuer à s’acquitter de bonne foi, intégralement et rapidement de leurs engagements ».

Le Conseil avait exigé, en outre, que « les FDLR, les ADF, la LRA, les Bakata-Katanga et les divers groupes Maï-Maï mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence et d’activités déstabilisatrices et que leurs membres soient démobilisés immédiatement et de façon permanente, déposent les armes et démobilisent les enfants qui se trouvent dans leurs rangs ».

Des « inquiétudes » sur l’application « d’urgence des plans complets de DDR »

La même Résolution demande au gouvernement de la RDC de « mettre en place et appliquer d’urgence des plans complets de désarmement, démobilisation et réintégration, et de désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion ou rapatriement, afin de pouvoir traiter efficacement le cas des ex-combattants ».

Sur cette question, le coordonateur du Mécanisme national de suivi s’est inquiété samedi 06 décembre 2014 à Kinshasa du fait que « l’Assemblée nationale a minoré de moitié la proposition du gouvernement pour le budget de l’opération de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des anciens combattants ».

« Nous craignons que les calculs faits avec les partenaires soient perturbés en 2015. Nous demande au Sénat de réajuster ce montant. Pour le processus DDR, le gouvernement congolais avait proposé 10 milliards de francs congolais, soit près de 11 millions de dollars américains pour 2015. Mais, l’Assemblée nationale n’a retenu pour cette ligne budgétaire que 5 milliards de francs congolais », s’est désolé François Muamba dans un entretien avec la presse.

Pourtant, le montant proposé par le gouvernement correspond à la part que la RDC s’est engagée à donner, vis-à-vis de ses partenaires. «Vous savez, ce DDR, c’est 85 millions sur quatre ans. Le gouvernement de la République a annoncé 10 millions par an. Pour 2014, tout va bien, les 10 millions sont là. Mais pour 2015, tel que c’est voté à l’Assemblée Nationale, il va falloir redresser ça », a-t-il insisté.
« En ce qui concerne le financement du DDR, il doit demeurer tel que nous l’avons annoncé parce que nous ne sommes pas seul à financer les 85 millions. Les autres savent que l’engagement de la République, c’est 10 millions par an. Donc, il ne faut pas que ça soit moins», a-t-il insisté.

François Muamba a prévenu que, « si le processus DDR n’est pas bien financé, il ne se déroulera pas correctement et cela risque de donner un prétexte aux groupes armés, aux ex-M23 et aux pays voisins qui les hébergent à crier à la mauvaise fois du gouvernement congolais et donc à boycotter le DDR ; ce qu’il faut éviter à tout prix ».

Monusco : faits et chiffres

Autorisation initiale

22 016 personnels en uniforme, dont:
19 815 militaires
760 observateurs militaires
391 personnels de police
1 050 membres d’unités de maintien de l’ordre : composante civile, judiciaire et pénitentiaire appropriée.
Autorisation supplémentaire
Le 28 mars 2013, le Conseil de sécurité avait décidé par sa résolution 2098 (2013) que la Monusco disposerait, pour une période initiale d’un an et dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19 815 hommes, d’une « Brigade d’intervention », comprenant notamment trois bataillons d’infanterie, une compagnie d’artillerie, une force spéciale et une compagnie de reconnaissance.
Effectifs déployés au 30 septembre 2014
25 591 personnes au total, dont:
21 048 membres du personnel en uniforme, dont :
19 503 soldats
455 observateurs militaires
1 090 policiers
3 659 membres du personnel civil, dont :
937 membres du personnel civil international
2 722 membres du personnel civil local
472 volontaires des Nations Unies
Pertes en vies humaines
48 militaires
4 policiers
3 observateurs militaires
12 membres du personnel civil international
11 membres du personnel civil local
78 au total

Aspects financiers

Méthode de financement : les crédits ouverts aux fins du financement de la MONUSCO sont portés à un compte spécial.

Budget approuvé (du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015) : 1 398 475 300 dollars

Pays contributeurs

Afrique du Sud, Algérie, Bangladesh, Belgique, Bénin, Bolivie (État plurinational de), Bosnie-Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Chine, Côte d’Ivoire, Égypte, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, Ghana, Guatemala, Guinée, Inde, Indonésie, Irlande, Jordanie, Kenya, Malaisie, Malawi, Mali, Maroc, Mongolie, Népal, Niger, Nigéria, Pakistan, Paraguay, Pérou, Pologne, République tchèque, République-Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Sénégal, Serbie, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tunisie, Ukraine, Uruguay, Yémen et Zambie.

Personnel de police

Bangladesh, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, France, Guinée, Inde, Jordanie, Madagascar, Mali, Niger, Nigéria, République centrafricaine, Roumanie, Sénégal, Suède, Suisse, Tchad, Togo, Tunisie, Turquie, Ukraine et Yémen.

Par Angelo Mobateli

Source : Le Potentiel

1 COMMENT

  1. ” NO KUNDA ,NO JOBS”, DONC, IL VONT TOUT FAIRE POUR QU’IL AIT DES CAS COMME A BENI. IL VEUT DIRE IMPLICITEMENT QU’ILS ENTRETIENNENT LE CHAOS PAR LE MENSONGE AU CONGO. ” COME OVER AND HELP ME”, ON CONNAIT TOUT CA. CA NE DATE PAS D’AUJOURD’HUI. LA MONUSCO N’EST PAS L’AMI DU CONGO.

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