Nord-Kivu: bref échange de tirs entre FARDC et M23 à Kanyamahoro

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Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) se sont affrontées brièvement aux rebelles du M23, la nuit de lundi 14 octobre, dans la localité de Kanyamahoro située à 30 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). Le M23 accuse les FARDC d’avoir pris le contrôle total de Kanyamahoro qu’ils se partageaient jusque là, après une vingtaine de minutes de combat.

Les deux protagonistes qui se partageaient le contrôle de Kanyamahoro se rejettent la responsabilité de cette attaque. Selon le porte-parole militaire au Nord-Kivu, colonel Olivier Hamuli, l’armée régulière a réagi aux provocations des rebelles qui, selon lui, tentaient de percer ses positions.

«Les FARDC réagiront avec force, à chaque fois qu’elles seront provoquées», a-t-il prévenu.

De son côté, le M23 a réfuté dans un communiqué ces allégations et a plutôt dénoncé l’attaque de ses positions ainsi que le contrôle total de la localité de Kanyamahoro par les FARDC.

Toutefois, les armes se sont tues depuis ce matin et la situation est revenue à la normale dans cette région.

A la veille  du 7è sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et des ministres de la Défense des pays membres de la CIRGL, en septembre dernier, le gouverneur  du Nord Kivu, Juline Paluku Kahongya avait appelé les pays de la région à pousser le M23 à déposer les armes et libérer l’espace qu’il occupe.

Pour le gouverneur du Nord-Kivu, le grand défi à relever est de récupérer d’abord Kibumba, et évacuer la route principale de Goma-Rutshuru jusqu’à Kanyabayonga  pour mettre la population à l’abri des exactions du M23 sur cet axe.

Fin août dernier, l’armée congolaise appuyée par la brigade offensive de la Monusco avait réussi à repousser le M23 à une trentaine de kilomètres de Goma écartant l’éventualité d’une nouvelle chute de cette ville aux mains des rebelles.

Sur le plan politique, le M23 et le gouvernement congolais, en pourparlers de paix à Kampala depuis décembre 2012, peinent à conclure un accord. Les discussions achoppent notamment sur la demande des rebelles de bénéficier d’une amnistie totale alors que Kinshasa refuse de réintégrer dans son armée les rebelles récidivistes.

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