ONU : Le conseil de Sécurité en faveur d’un désarmement forcé des FDLR.

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CS-ONU

par Erick Bukula

 

Il n’est plus justifiable que, 20 ans après la fin du génocide rwandais, l’Est de la RDC soit toujours en proie à des violences instiguées par les hutus rwandais ou par tout autre groupe armé que ce soit. La nation congolaise et la communauté internationale en général veut définitivement en mettre fin avec ces activités visant la déstabilisation de l’Est du Grand Congo

Le mardi 26 août dernier, le conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté à l’unanimité une déclaration encourageant une intervention armée pour neutraliser les rebelles hutu du FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda).

“Le Conseil de sécurité encourage le Gouvernement de la RDC, en coordination avec la Monusco (Mission de l’ONU en RDC), à poursuivre activement les opérations militaires contre les dirigeants et les membres des FDLR qui ne prennent pas part au processus de démobilisation et continuent de violer les droits de l’homme” a statué la déclaration.

Cette déclaration, proposée par la France et la Grande Bretagne a été approuvée par les 13 autres pays membres du conseil de sécurité.

Selon la déclaration, le plus puissant organe de l’ONU estime que la neutralisation rapide des rebelles rwandais est une des principales priorités pour instaurer la stabilité en RDC et dans la région des Grands lacs.

Tout en déplorant le fait qu’aucun progrès significatif n’a été fait pour les neutraliser, le conseil de sécurité a réitéré que le FDLR constitue une “menace nationale et régionale constante” à laquelle il est important de mettre fin.

Avec ces propos, le conseil de sécurité vient emboîter le pas au chef de la Monusco Martin Kobler qui, dans une adresse faite au début du mois en cours, avait lancé un ultimatum aux FDLR en les menaçant d’offensive s’ils ne désarmaient pas.

Sur un nombre estimé à 1500, seul deux cents rebelles du FDLR ont volontairement déposé les armes depuis le mois de mai dernier. Et ceux qui se sont rendu à la Monusco ont refusé d’être transférés dans le site de transit aménagé à pour eux à Kisangani, violant ainsi les principes du processus de démobilisation auquel ils avaient approuvé.

Au total 11 000 combattants du FDLR ont été désarmés depuis la fin officielle de la deuxième guerre du Congo en 2002.

Un article de The Voice Of Congo

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