PROCES DENIS LESSIE: Le ministère public requiert la peine de mort, Ntahwa sollicite 500.000 Usd des DI

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Le ministère public a lors des plaidoiries, tenues le mardi 3 septembre dernier, requis la peine de mort contre les prévenus pasteur Denis Lessie et ses co-accusés, poursuivis pour «escroquerie», «association des malfaiteurs» et «incitation des militaires aux actes contraires au devoir et à la discipline». Jean Baptiste Ntahwa, victime de ces infractions a quant à lui, sollicité 500.000 dollars des dommages et intérêts (DI) pour les préjudices subis ainsi que la restitution de ses biens escroqués.

Ce procès va très bientôt connaitre son dénouement. Le tribunal militaire de garnison de la Gombe qui juge ces prévenus a, au cours de l’audience publique du mardi 3 septembre dernier, consacrée aux plaidoiries, clos le débat et pris cette affaire en délibéré. Il promet de rendre son jugement dans le délai légal, soit dans 10 jours, mieux, le 13 septembre prochain, sauf imprévu. Prenant la parole au cours de cette audience, la partie civile Ntahwa, via ses avocats a exposé les faits pour lesquels, les prévenus sont poursuivis. Lesquels faits lui ont causé dommage. Elle a sollicité du tribunal, la condamnation des prevenus aux dommages et intérêts de l’ordre de 500.000 dollars pour tous les préjudices confondus qu’il a subis, du fait des prévenus. Sans compter la restitution de ses biens faisant l’objet d’escroquerie que les prévenus sont tenus de restituer une fois condamnés.
Le ministère public qui poursuit les prévenus a, à son tour, dans son requisitoire, demandé au juge la peine la plus lourde contre les prévenus, soit la peine de mort sanctionnant l’infraction d’association des malfaiteurs qui, absorbe les peines prévues pour les autres infracntions (escroquerie et incitation des militaires aux actes contraires à la discipline et la loi) mise à charge de ces prévenus.
Cependant, comme à l’accoutumé et de bon droit, les prévenus ont plaidé leur innocence, quand bien même, ils se sont depuis le début de ce procès, de instruction aux plaidoiries, distingués par des incohérences voire contractions dans leur défense, aux regards de certains faits dont l’établissement à leur charge ne souffraient d’aucun doute.
Tenez, Lessie dans une de ses auditions, va premièrement faire savoir au tribunal, n’avoir jamais connu ses co-accusés, à savoir Okunimo Mabusa (qui se faisait passer par le petit frère du chef de l’Etat dans cette affaire) et Kasongo wa Ngoy, un élément de la Garde républicaine (GR). Peu après quelques minutes, il se rétractera, en soutenant reconnaitre ce militaire. Mais, affirmera l’avoir connu par le biais de Jean Baptiste Ntahwa qui, le lui aurait parlé.
Pour Lessie, cette affaire pourrait se régler entre pasteurs. Au cours d’une audience, il lâcha : «même si je vous aurais escroqué, un arrangement à l’amiable valait la peine, entre nous pasteurs». «Quel est ce problème que l’on ne peut pas arranger ?», s’interrogea-t-il, en s’adressant au juge militaire. Il poursuit : «il (Ntahwa) devrait saisir la corporation avant de partir au tribunal». Pourrait-on, dire que Lessie aurait fait indirectement un aveu et que reprocherait-il à Ntahwa d’avoir «peché», pour avoir dénoncé les faits ou s’être constitué partie civile que de déférer l’affaire par devers une instance de réconciliation entre pasteurs ?
Lessie va par la suite faire savoir au tribunal que Ntahwa lui chercherait noise, tout en reconnaissant que ce ministre honoraire lui aurait beaucoup aidé. C’est dans ce même ordre idée qu’il soutiendra que Ntahwa lui aurait fait la donation du véhicule qui fait à ce jour, l’objet de l’infraction d’escroquerie, pour laquelle, il est poursuivi. La thèse que les avocats de Ntahwa ont eu à balayer, en démontrant le caractère escroc dans l’établissement de l’acte de cession que leur client avait établi au profit de Lessie.
Cependant, le prévenu Kasongo wa Ngoy qui, en vain cherchait à déraciner en vain l’infraction d’association des malfaiteurs, avait quant à lui, nié ne jamais connaitre Okunimo Mabusa. Malheureusement, ce dernier dans sa ligne de défense, avait soutenu que c’est ce Kasongo qu’il a amené chez Nthawa.
Pour rappel, le pasteur Denis Lessie (opérant en qualité du conseiller du chef de l’Etat), l’adjudant Kasongo wa Ngoy (qui se faisait passer pour un capitaine) et Okunimo Mabusa (opérant en fausse qualité du petit frère de Joseph Kabila) ont fait croire à Ntahwa, alors qu’il était ministre du budget en 2012 que Janey Kabila ne le supporterait plus. Comme quoi, Ntahwa aurait refusé de signer un dossier dans lequel, cette soeur jumelle du chef de l’Etat Joseph Kabila aurait des intérêts. Ntahwa qui ne se souvient nullement de ce prétendu dossier, va quand céder même a ces allégations, soutenues par celui qui se fait passer pour le conseiller spirituel du chef de l’Etat, un pasteur de surcroit et par celui qui se dit petit du chef de l’Etat (avec qui les ressemblances ne sont plus a démontrer. Ce jeune homme a d’ailleurs, été primé en 2010 sosie de Joseph Kabila). Cette association, de manière séparée mais corroborée, va convaincre Ntahwa. Et que pour lui épargner à l’épée de damocles de Janeyt Kabila qui pèserait sur sa tête, ils vont le persuader que sur demande du chef de l’Etat, Ntahwa devait des excuses en termes d’offre. Notamment, une jeep Hummer a offrir a Jaynet Kabila et une deuxième pour lui-même Joseph Kabila, parce que jumeau à sa soeur.
Ces prévenus sont allés plus loin, jusqu’à solliciter également des fonds en faveur de la mère du chef de l’Etat qui, serait également mécontente de Ntahwa. Qui, de bonne foi va s’exécuter à toutes ces obligations lui imposées avec ruse.
Ce n’est qu’après que Ntahwa va se rendre compte que c’était une escroquerie de haut niveau. Ainsi, l’Agence nationale des renseignements (ANR) va mettre la main sur ce trio.
Après sa qualification des faits, le ministère public a retenu à charge de Denis Lessie, les infractions d’«incitation des militaires à commettre les actes contraires au devoir et à la discipline», «escroquerie» et «association des malfaiteurs». L’adjudant Kasongo wa Ngoy est quant à lui poursuivi pour «violations des consignes», «associations des malfaiteurs» et «escroquerie». Enfin, les infractions d’«association des malfaiteurs» et d’«escroquerie » ont été retenues à l’encontre d’Okunimo.

PAPPY MBAKI

SOURCE: 7sur7.cd

1 COMMENT

  1. Je suis vraiment desole pour ce sois dis-en procer du pasteur Denis Lessie et ses complices. Pour moi le corrupteurs et les corrompus devraient tous etre arreter.

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