RDC: 6 députés suspendus pour avoir tabassé leur collègue

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senga

par Erick Bukula

C’est pour la première fois que des élus écopent d’une telle sanction depuis le début de cette législature toutefois, le président de l’Assemblée nationale a fait savoir que les députés sanctionnés ont le droit d’introduire un recours écris au bureau de l’Assemblée Nationale.

 

(Kinshasa)- Le bureau de l’Assemblée Nationale a pris des mesures punitives contre les députés nationaux qui avaient tabassé leur collègue Valentin Senga lors de la plénière du 10 novembre dernier. Ils sont au nombre de six et ont écopé d’une suspension des trois mois, une période pendant laquelle les concernés seront aussi privés d’une partie de leurs indemnités parlementaires.

C’est le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku qui a fait cette annonce à la clôture de la plénière du mardi 18 novembre dernier. Le président Minaku a aussi souligné la gravité et la flagrance de l’agression du député Senga d’autant plus qu’elle s’est déroulé en plénière, au vu et au su de l’ensemble plénière et du bureau. L’incident était aussi retransmis en direct sur la chaine nationale RTNC.

Les députés concernés par les sanctions sont : Apalata Ambo Bienvenu, Basango Mokedjo Léon, Kizamudu Musisiri Jean-Pierre, Tuambeya Dubangu Jude, Masanza Makogo Godefroid et Eweka Ukapa Pierr.

Ce groupe de six élus de la Province Orientale s’étaient acharnés sur le député Senga, un élu de la même province, après que ce dernier les ait accusé d’avoir reçu des pots de vin de la part d’un homme d’affaire de la province en échange d’un blocage, au Parlement, du projet de construction de la Cimenterie de la Province Orientale (Cipro), une Cimenterie que l’homme d’affaire aurait considéré comme une menace pour son monopole dans la Province.

Le député Senga était ainsi à la base du rejet des motions de défiance initiées contre le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, et celui de l’Industrie, petites et moyennes entreprises, Remy Musungayi.

A Patrice Kitebi, les auteurs de la motion lui reprochaient d’avoir mal exécuté le budget 2013, notamment en utilisant les fonds alloués au fonctionnement du bureau du porte-parole de l’opposition, alors que cette personnalité n’a toujours pas été désignée. Et à Remy Musungayi il était reproché des malversations financières dans le projet de construction de la Cimenterie.

Un article de The Voice Of Congo

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