RDC: 86 % des fonctionnaires de l’Etat éligibles à la retraite

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Le nouveau ministre de la Fonction publique, Pascal Isumbisho, se dit déterminé à poursuivre le processus de la réforme de l’administration publique amorcée par son prédécesseur. Il a lancé mardi 13 octobre à Kinshasa la campagne nationale de vulgarisation de cette reforme. A cette occasion, le ministre Isumbisho a révélé que plus de 86 % des agents et fonctionnaires de l’Etat étaient éligibles à la retraite dans un contexte marqué par le pléthore et improductivité de la Fonction publique.

Dans son exposé devant les agents et fonctionnaires de l’Etat, Pascal Isumbisho a évoqué le processus de mise à la retraite de beaucoup d’entre eux:

Selon lui, ce processus va se dérouler étape par étape en fonction des moyens, “tout en conservant une bonne partie qui va préparer la jeunesse qui prend la relève.”

La compagne de vulgarisation vise à lever tout malentendu et permettre aux agents et fonctionnaires de l’Etat de s’imprégner de la vision, politique et stratégie de cette réforme, a précisé le ministre Pascal Isumbisho.

“Si tout le monde a compris que la réforme est nécessaire et que s’il y a de petits problèmes dans la forme de la mise en application de la reforme, ça va être discuté. D’où l’objet du dialogue. Et donc, nous devons aller de l’avant et tout le monde est déterminé à y aller”, a-t-il estimé.

La réforme est faite d’abord pour l’agent et par l’agent, a indiqué la même source, ajoutant que “même si c’est conçu par le Gouvernement, mais c’est l’agent qui doit la mettre en application et c’est l’agent qui doit la comprendre.”

Le ministère de la Fonction publique, les secrétaires généraux de l’administration, les syndicats et les bailleurs internationaux s’étaient réunis jeudi 9 juillet dernier à Kinshasa pour examiner la réforme de l’administration publique de la RDC, commencée en 2005. Il y a eu quelques avancées mais beaucoup reste encore à faire, avaient noté les participants, plaidant pour la mise en place d’une administration de qualité, non corrompue et où l’agent est revalorisé. Selon eux, ce secteur souffre encore de plusieurs maux: la non-maîtrise des effectifs, l’existence des fictifs, les faibles salaires, les détournements des fonds, la corruption…


Un article de Radio Okapi

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