RDC, Alors que Minaku prône le dialogue : Kengo exige le respect de la Constitution !

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Les Sénateurs et Députés ont repris du service. En plus de lois essentielles qui doivent permettre à la CENI d’enrôler les nouveaux majeurs et les Congolais de la diaspora, de répartir les sièges aux législatives nationales, les deux Chambres du Parlement ont aussi la charge d’adopter certaines lois importantes comme le nouveau Statut des agents et fonctionnaires de l’Etat ou encore les 28 mesures anti-crise économique de Matata. Mais, les défis politiques du moment ont obligé les Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale à se montrer très politiques. Léon Kengo célèbre les 10 ans de la Constitution dont il a vanté les mérites. A l’Assemblée nationale, Aubin Minaku attend tout du dialogue politique convoqué par le Président Kabila. Il se dit prêt à endosser les résolutions qui en résulteront, quels qu’en soient les termes de référence.

Tel que prévu, les Députés et Sénateurs de la RDC ont démarré la session parlementaire du 15 mars 2016. A l’Assemblée nationale, le Président du Bureau a prononcé un important discours-programme qui soulève déjà des passions. Aubin Minaku insiste particulièrement sur la nécessité du dialogue qui, à son avis, est la seule voie susceptible d’aider la RDC à organiser des élections apaisées. A la Chambre haute, le Président Léon Kengo a vanté les mérites de la Constitution du 18 février 2006, laquelle, à ses yeux, a résolu d’importants problèmes à l’origine de la grande crise multisectorielle qu’a connue le pays. Kengo fait savoir ou rappelle que c’est l’actuelle Constitution qui a mis fin à l’endémique crise de légitimité qui a longtemps caractérisé les animateurs des Institutions du pays. A cette crise de légitimité, était venue s’ajouter la crise de légalité. L’autre mérite de la Constitution, c’est d’avoir réunifié la RDC qui, en son temps, fut morcelée et occupée par des chefs de guerre. Là où Minaku, dans une attitude souverainiste, propose que la tenue effective des élections soit le résultat d’un consensus né du dialogue politique et inclusif ; Léon Kengo penche sérieusement en faveur du respect de la Constitution. A l’Assemblée nationale, la session de mars est essentiellement politique, officiellement, pour consolider la démocratie, la paix, la stabilité et l’unité du pays. C’est dire que, même si la session de mars est dédiée en principe à l’adoption des lois les plus essentielles, l’Assemblée nationale ‘‘devra gérer le contexte et le fruit du dialogue national inclusif, quelle qu’en soit la forme’’. Minaku a demandé aux Députés de se tenir prêts à endosser les recommandations du dialogue, quels qu’en soient les termes de référence.

Au Sénat, la grande partie du discours d’ouverture a consisté à faire valoir les sept préoccupations majeures sur lesquelles la Constitution est assise. C’est, entre autres, pour assurer le fonctionnement harmonieux des Institutions de l’Etat ; éviter les conflits, non seulement au sein de ces Institutions, mais plus globalement, au sein de l’ensemble du corps social ; instaurer un Etat de droit, ce qui implique la soumission de tous à la loi, en commençant par la loi suprême ; contrer toute tentative de dérive dictatoriale, ce qui signifie le rejet de toutes les antivaleurs de la IIème République ; garantir la bonne gouvernance ; lutter contre l’impunité ; assurer l’alternance démocratique.

Avec La Prospérité

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