RDC : Cacophonie autour de l’inculpation de Moïse Katumbi

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KATUMBI FACE


Nouveau rebondissement dans l’affaire opposant Moise Katumbi à la justice congolaise. Alors qu’à Lubumbashi, son audition est suspendue, le bureau du procureur général de la République a, depuis Kinshasa, créé la surprise en déclarant son inculpation. Le parquet général de la République qui pilote l’enquête laisse des brèches qui permettraient à l’inculpé « de se faire prendre en charge par des institutions médicales appropriées ». Lors qu’une chose est son contraire sont annoncés, c’est la cacophonie !

Le Potentiel

Kinshasa pilote l’instruction pré-juridictionnelle que mène à Lubumbashi le parquet général dans l’affaire l’opposant à Moïse Katumbi Chapwe, candidat déclaré à la présidentielle 2016. L’on se rappelle que dans le chef-lieu du Haut-Katanga a été entendu à trois reprises par les magistrats commis à cette fin, sans qu’une décision de justice ne soit rendue. Reconnu malade par le magistrat enquêteur à Lubumbashi, son audition a dû être suspendue et remise à une date ultérieure.

Les médecins requis pour cette tâche avaient constaté qu’effectivement Moïse Katumbi a eu des ennuis de santé, après avoir inhalé du gaz lacrymogène et subi des sévices corporels. Bref, l’affaire était en suspens et l’opinion attendait que le parquet fixe la date pour la poursuite de l’instruction.

Hier jeudi, le cabinet du Procureur général de la République (PGR) est revenu à la charge. Cette fois-ci en créant la surprise générale. Depuis Kinshasa, un communiqué daté du 19 mai 2016 et signé par Maduda Muanda Anselme, premier avocat général de la République, présenté comme directeur de cabinet a.i. du PGR, a semé la confusion dans les esprits. Sans se faire prier, ce dernier est passé à la vitesse supérieure en déclarant l’inculpation de Moïse Katumbi pour crime d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. Infraction « prévue et punie par le titre VII du Code pénal libre II ». Et cerise sur le gâteau, l’inculpé est « placé sous mandat d’arrêt provisoire ».

Par ailleurs, dans le même communiqué, le cabinet du PGR affirme que « le pré-qualifié étant actuellement admis dans un centre hospitalier de Lubumbashi, il lui est cependant loisible avec le concours de ses médecins traitants de se faire prendre en charge par des institutions médicales appropriées ainsi que l’a suggéré le médecin légiste requis ».

Qu’est-ce à dire ?

En réalité, le communiqué officiel du bureau du PGR est venu rajouter à la confusion qui règne autour de l’audition de Moïse Katumbi. Tout se passe comme si la justice a perdu tous ses repères. Les doutes exprimés par des proches de l’ancien gouverneur du Katanga sur l’implication d’une main politique dans ce procès se confirment davantage. Le scénario écrit à l’avance semble se dérouler en suivant les prescrits d’un metteur en scène qui n’a pas une totale maitrise des arcanes judiciaires et qui, du fait de la précipitation, ne pouvait pas être à l’abri de ratés et autres impairs.

Car, depuis la dernière audience du 13 mai 2016, Moise Katumbi a été officiellement reconnu malade, à la suite de nombreux sévices corporels subis lors de ses deux précédentes auditions. Le parquet général de Lubumbashi en a d’ailleurs été formellement saisi.

Alors que l’opinion s’attendait à être fixée sur un autre rendez-vous pour l’audition de Katumbi, voilà que PGR s’invite dans l’étape pré-juridictionnelle en court-circuitant la procédure initiée plusieurs jours auparavant. C’est cela aussi la marque d’une justice à deux vitesses. En se faisant totalement inféodée par le pouvoir, la justice a fini par perdre toute son âme, c’est-à-dire sa crédibilité. C’est regrettable pour une nation qui se veut démocratique.

Politisation suspecte

Le communiqué du PGR est totalement inadéquat. Il tombe comme un cheveu dans la soupe. On s’y attendait. Une fois de plus, on a la preuve que le calvaire judiciaire que vit depuis peu le candidat de l’Opposition à la présidentielle 2016 a des soubassements politiques. Sinon, rien ne saurait justifier la précipitation dont s’est rendu coupable le bureau du PGR.

Il y a bien des interrogations qui appellent des réponses au risque de confirmer la thèse d’un procès politique. A titre illustratif, l’on peut se demander depuis quand la RTNC, la télévision nationale, ou encore des chaines proches du pouvoir telles que Télé 50 et Digital Congo se sont-elles substituées au huissier de justice. Ces médias ont précédé le cabinet du PGR, voir le parquet de Lubumbashi en divulguant l’émission du mandat d’arrêt provisoire à l’encontre du président du TP Mazembe.

Ce n’est ni plus ni moins, l’instrumentalisation des actes des magistrats. En recourant à la RTNC et autres médias proches de la majorité présidentielle pour annoncer une décision de la procédure judiciaire, l’on a ignoré totalement les canaux officiels tels que prévus dans la loi portant organisation fonctionnement des juridictions de l’ordre judiciaire.

Sans rétablir la vérité dans cette affaire de recrutement présumé des mercenaires dans l’ex-province du Katanga mis à charge au niveau de Lubumbashi sur Moise Katumbi, le communiqué du PGR a apporté plus de cacophonie dans un dossier dont le contenu paraît creux.

Le dossier Moïse Katumbi est une épreuve de neutralité et d’indépendance pour la justice qui doit aujourd’hui prouver qu’elle est prête à jouer son rôle d’arbitre impartial pour l’émergence en RDC d’un Etat respectueux des droits fondamentales des citoyens.

Soins appropriés

Ce qui peut s’apparenter à une humanité de la part des enquêteurs et du PGR reste que l’inculpé peut se choisir son lieu de traitements. Ce n’est pas un secret que Moïse Katumbi a connu des ennuis de santé pendant une période. Ce qui est normal pour tout être humain, à la différence que pour son cas, il s’était agi d’une intoxication ou un empoisonnement. Le PGR a donc adhéré à l’option que M. Katumbi se fasse soigner à une institution médicale appropriée. Le parquet ne précise pas s’il peut aussi opter pour une institution située à l’extérieur du pays.

Cela revient clairement à dire qu’il est « loisible »(pour reprendre les termes du PGR) pour Moïse Katumbi de faire preuve de compréhension en se disant qu’on lui offre là sur un plateau d’or une opportunité de sortir du pays. Cette ouverture serait la bienvenue dans le chef de ceux qui tiennent à tenir le dialogue politique toujours grippé. Katumbi hors du pays, la communauté internationale n’en rougirait pas tout en se disant que le moment venu, les vrais débats politiques et démocratiques pourraient reprendre après avoir vidé toutes les dissensions autour du processus électoral.

L’autre revers de la médaille c’est l’ambiguïté du communiqué du cabinet du PGR pourrait revêtir le pan d’un piège consistant à sortir « l’homme des trois pénaltys » de la forteresse où le garde jusqu’à ce jour le peuple congolais. Aussi d’aucuns estiment-ils qu’il n’est pas non plus exclu que le malade fasse confiance aux institutions médicales locales pour des soins appropriés.

Toutefois, depuis toujours, c’est notoirement connu que l’ex gouverneur du Katanga prend ses soins médicaux à Londres où se trouve son médecin. Dérogera-t-il à ses habitudes pour aller jusqu’au bout de la procédure judiciaire ? Nul ne le sait d’autant plus que ce que l’homme a subi jusque-là ne l’a pas ébranlé outre mesure. La présentation de sa candidature à la présidentielle est l’acte posé qui démontre que rien ne pourra l’arrêter dans sa détermination à briguer la magistrature suprême

Un article du Potentiel

6 COMMENTS

  1. nous vous avons deja prevenus ; katumbi sera reduit en silence comme kamehere par ceux – la meme qu’il avait enrichit.c’est le grand merci d’avoir dinner a la table du satan. que sa candidature repose en paix pendant 25 ans comme celui de jean-Pierre mbemba.
    – maintenant Parlons apres katumbi et les elections de Novembre . ki va nous aidez ? c’est notre pays tout ne va pas s’arreter parceque katumbi doit croupir 25 ans dans la prison.c’est comme un match de football un joueur est fracturer l’entreneur cherche un remplancent. a nous de jouer.

  2. KANAMBE NE PARTIRA QUE PAR LA FORCE. KANAMBE ALIAS JOSEPH KABILA EST TRES LEGER COMME POLITICIEN. IL FAUT DE VERITABLES HOMMES POUR LE FAIRE PARTIR. JE NE FAIS PAS ALLUSION A TSHISEKEDI OU LES POLITICIENS DE VENTRES. KANAMBE ETANT IMPOPULAIRE NE PEUT PAS FAIRE A UN POLITICIEN STRATEGE ET POPULAIRE. IL SUFFIT TOUT SIMPLEMENT DE NEUTRALISER SA FORCE MILITAIRE ET SES INTIMIDATIONS. CECI REQUIERT UN SOULEVEMENT POPULAIRE TONNERE IMPLIQUANT TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATION SANS OUBLIER L’ARMEE ET LA POLICE CONGOLAISES. IL Y A BEAUCOUP DE THEMES QUE LES VRAIS POLITICIENS PEUVENT EXPLOITER POUR SOULEVER LE PEUPLE DANS SON ENSEMBLE. TELS QUE L’INSECURITE A L’EST COUPLEE D’UNE EPURATION ETHNIQUE, L’OCCUPATION RWANDAISE, LES MILLIARDS DE LA FAMILLE KABILA, LA PAUPERISATION A SOUHAIT DE LA POPULATION CONGOLAISE AU PROFIT DES RWANDAIS, LES CAS DE BARRAGE D’INGA ,L’ECONOMIE CONGOLAISE SPOLIEE PAR LES PREDATEURS ETRANGERS, L’INFILTRATION DES INSTITUTIONS CONGOLAISES PAR LES RWANDAIS, ETC.

    • LES POLITICIENS CONGOLAIS SURTOUT DE L’INTERIEUR ONT UN PROBLEME DE DISCOURS ET D’ACTIONS. ILS NE TIENNENT PAS LES BONS DISCOURS DEVANT LE PEUPLE POUR FAIRE PARTIR KANAMBE ALIAS JOSEPH KABILA. LE PEUPLE EST ORIENTE PAR LA VISION DE SES LEADERS.

      • @@ keba

        JE T’EXHORTE DE REVENIR SUR TERRE ET DE STOPPER DE REVER, COMMENT ALLEZ-VOUS FAIRE VOTRE SOULEVEMENT POPULAIRE AVEC UNE ARMEE ET LA POLICE NATIONALE INFILTREE A 30% D’OFFICIERS RWANDAIS ET OUGANDAIS, DES SERVICES DE SECURITE INFILTRES A 50% DES ETRANGERS, UNE TERRITORIALE DES GOUVERNEURS ET CHEF DES REGIONS MILITAIRES NOMMES PAR LE RWANDAIS CRIMINEL TUTSI jo kabila………….

        EN INSISTANT SUR LE SOULEVEMENT POPULAIRE QUE PRONE LE TERMINATOR ASSASSIN CRIMINEL VOLEUR MENTEUR honore ngbanda, QUI NE FAIT ABSOLUMENT RIEN SUR TERRAIN EN R.D.CONGO, CRIANT TOUT SIMPLEMENT SUR INTERNET SOULEVEMENT POPULAIRE JUSTE POUR DISTRAIRE LES CONGOLAIS NAIFS ET IGNORANTS D’UNE PART,

        ET D’AUTRE PART, DONNER UNE OCCASION A SON MAITRE jo kabila, DE RECUPERER CETTE DEMARCHE DE REVOLUTION, D’ANARCHIE, DE VIOLENCE ET DU DESORDRE POUR QUE LEUR REGIME ( jo kabila ET ngbanda ) METTE EN EXECUTION LA BALKANISATION DE NOTRE PAYS.

  3. UNE COMEDIE VIVANTE ET IDIOTE ENTRE LE JUIF ISRAELIEN PILLEUR ET VOLEUR moise katumbi ET SON MAITRE CREATEUR LE RWANDAIS jo kabila.

  4. AVANT L’APPLICATION DU VRAI SOULEVEMENT POPULAIRE, METTONS EN PLACE A PRIORI UN ORGANE EXTR-INSTITUTIONNEL ECHAPPANT AU CONTROLE DU DICTATEUR jo kabila, ET TIRANT SA LEGITIMITE, SA LEGALITE ET SON ESSENCE DE LA CONSTITUTION ET DES TRAITES ET RESOLUTIONS INTERNATIONAUX, COMME NOUS DEMANDE LE LEADER DES CONGOLAIS, LE DOCTEUR E.TSHISEKEDI POUR CHASSER DU POUVOIR CE REGIME GENOCIDAIRE DE jo kabila ET SES ACOLYTES TELS QUE LE JUIF ISRAELIEN PILLEUR VOLEUR moise katumbi ET LE BURUNDO-RWANDO-TUTSI TRAITRE VOLEUR kamerererer vital, PACIFIQUEMENT ET DIPLOMATIQUEMENT.

    LE SOULEVEMENT POPULAIRE VRAI EST CELUI QUI NE SE DECLARE PAS AU MEDIA, A L’INTERNET, A LA RADIO, COMME LE TERMINATOR ASSASSIN CRIMINEL VOLEUR MENTEUR honore ngbanda LE FAIT, QUI EST EN REALITE AU SERVICE DU RWANDAIS TUTSI jo kabila.

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