RDC : c’est décidé, les USA veulent sanctionner !

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Obama chambre

La nouvelle est tombée le Week-end dernier. Le congrès des Etats-Unis d’Amérique a adopté, jeudi 14 juillet, 2 résolutions sur le Congo-Kinshasa. Ces derniers autorisent le gouvernement américain à sanctionner les personnes qui vont empêcher la bonne marche du processus électoral en RDC. La première résolution vise les personnalités faisant partie de l’Exécutif alors que la deuxième, elle, a dans son viseur tous les autres, a-t-il été rapporté. Notamment, ceux de l’Opposition. Finalement, cette épée de Damoclès plane désormais sur tous les acteurs politiques congolais. « Si les responsables gouvernementaux, les membres de l’Opposition ou d’autres (acteurs) entravent le processus démocratique, les sanctions leur seront appliquées ‘’, aurait scandé un élu des Usa lors de la délibération de ces mesures d’avec ses paires de la chambre des représentants.

A tout prendre, le pays d’Obama met en garde les uns et les autres face à la problématique des élections. Toutefois, Kinshasa ne l’entend pas de la même oreille. D’un coté, il brandit tous ses efforts pour faciliter l’organisation des élections. « Les efforts que fournit le gouvernement parlent d’eux-mêmes dans ce contexte de crise généralisée dans le pays ; le gouvernement a déjà débloqué 120 millions de dollars pour la tenue des élections ‘’, soutenait sur les terres américaines Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président Kabila. D’autre part, plus d’une fois, il n’a de cesse de dire haut et fort que la question des élections relève de la souveraineté nationale de la République Démocratique du Congo. Il sied de noter que l’Opposition est aussi mise devant ses responsabilités. Les animateurs de la Commission Electorale Nationale Indépendante sont aussi concernés par cette loi, étant entendu que cette Institution détient, eu égard à la constitution, le pouvoir organisateur des élections.

A lire l’esprit de la loi passée au Congrès, l’administration Obama n’envisage pas des élections au-delà des limites des dispositions de la Constitution congolaise en se référant à l’article 73 de l’actuel loi des lois de la RDC. Cet article stipule que le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République est convoqué par la CENI 90 jours avant la fin du mandat du Président en fonction. En théorie, fin du monde omise, c’est le 19 septembre prochain que les autorités américaines entrevoient des élections au Congo-Kinshasa. Corneille Nangaa, président de la Commission Nationale Electorale Indépendante a depuis belle lurette annoncé à la face du monde que selon l’expertise de la CENI, des élections n’étaient plus possibles cette année. A tout dire, cette institution d’appui à la démocratie se trouve même dans un processus de révision mieux, de constitution d’un nouveau fichier électoral avec le soutien du gouvernement et même, de toutes les institutions. L’Opposition, quant à elle, face à toute cette opération, crie à la blague et à la tentative de glissement orchestrée par la majorité présidentielle, pour qu’il n’y ait pas d’élections afin que les animateurs actuels des institutions demeurent en place au regard de l’arrêt de la cour constitutionnelle.

Le dialogue semble être ainsi la seule planche de salut pour le processus électoral. Mais, là, l’Opposition, du moins la plus grande frange, brandit des préalables coupe-gorge aux yeux du pouvoir. Surtout, sur la question de la libération des prisonniers politiques. Pendant ce temps, les jours passent et les dates à problèmes s’approchent. Même si Kodjo Edem, le facilitateur dudit forum compte bien arriver à convoquer ce forum d’ici fin juillet. Les USA qui, à plus d’un titre, sont préoccupés par les troubles qui peuvent surgir s’il n‘y pas élections ou une solution consensuelle pour sauver le processus électoral compte bien, par ces résolutions, pousser les acteurs politiques congolais à la responsabilité face à l’avenir du pays. Ce, au risque de s’exposer à des sanctions.

La Prospérité

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