RDC : Des Ex-Kabilistes avancent et occupent des postes chez Tshisekedi; Les défis de l’UDPS face à ces nouveaux venus

0

Depuis l’avenement de l’union sacrée, on observe un flot ininterrompu des anciens caciques du regime Kabila qui changent des fusils d’épaule pour rejoindre le camp de Tshisekedi.

Au premier plan, on voit beaucoup plus le Président de l’Assemblée provinciale Christophe Mboso et celui du Sénat Modeste Bahati, le Gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila, celui du Haut Katanga Jacques Kyabula Katwe, Lambert Mende et tant d’autres.

Ces derniers temps, Félix Tshisekedi a reçu un renfort de taille à l’occurence l’ancien Ministre des affaires Étrangères She Okitundu, l’Ex VPM, Ministre de l’Intérieur Évariste Boshab, le Professeur Adolphe Lumanu, l’artiste Tshala Muana, etc.

À tel enseigne que aujourd’hui, plusieurs d’entre eux occupent les devants de la scène releguant les tshisekedistes traditionnels au deuxième voir troisième rang.
Où sont passés les Paul Tshulumbu, Jacquemain Shabani, Peter Kazadi, Fils Mukoko et même le SG Augustin Kabuya y compris son Président Jean Marc Kabund?

Face à cet état de chose, Aristide BULAKALI pense que l’affairisme et la politique d’exclusion pratiquées par les actuels dirigeants de l’UDPS seraient à la base de cette situation.

Profitant du vide autour de Félix Tshisekedi, les Ex Kabilistes viennent s’y greffer tels des sangsues et occupent des places disponibles car vides.

“Préparons-nous à accumuler des surprises. Rapprochons de nos cardiologues, et contrôlons très bien notre glycémie.
Il n’ y aura pas que Boshab, Lumanu, Mende pour s’organiser autour du Président Tshisekedi. Beaucoup d’autres monstres s’annoncent. Et ce ne sera pas de leur faute, mais de la nôtre.
La nature, tout comme la politique, ont horreur du vide. Nous-mêmes, on ne sait rien faire. Eux avancent, occupent des places disponibles, vides.
Quand Limeté dort ou verse dans l’affairisme, le clientélisme, l’exclusion et la discrimination, vous voulez que ceux qui observent ce spectacle de dégénérescence d’un parti confisqué et privé de repère, croisent les bras?
Leur instinct de survie les conduit naturellement vers un Fatshi qu’on nous empêche d’atteindre. Le vide est comblé, et le jeu se joue sans nous et, tout bonnement, contre nous.
Ce n’est pas eux qui ont tort. Nous sommes coupables de ne rien faire, de ne plus rien voir, savoir, de ne plus être.
La CDP a fait tout ce qu’un groupe d’hommes et femmes normalement constitués  peut faire. Dans un contexte difficile, et au prix de mille sacrifices, elle a montré le chemin. Personne ne l’accompagne.
Demain, Fatshi sera élu par les autres. Qu’allons-nous revendiquer ?
Continuez avec le djalelo à Limeté, léchez toujours les bottes là-bas, passez le temps à vous plaindre, cessez d’agir, et vous verrez pire que ça.
Nous avons tort, et sommes coupables de laisser la féodalité gagner du terrain dans notre parti.
Le combattant devient une espèce en disparition. Le vassal gagne du terrain. Tout ça, pour encore combien de temps?
Nous avons choisi de nous plaindre. C’est une bonne façon de cesser d’exister. On nous a eus. Refusons de mourir par leur mort.
Refusons seulement, ça fera de nous des hommes. Des vrais. Je veux dire des combattants comme nous a ” construits”  Étienne Tshisekedi. Ça ne nous coûte rien. Ce ne sera que notre identité qu’on aura retrouver,” dit Aristide BULAKALI dont les propos sont rapportés par le Député national Paul Tshilumbu, ancien Secretaire Général adjoint de l’UDPS en charge de la communication.

Certains tentent de relativiser la chose et parle plutôt d’un renfort dans le cadre de l’Union Sacrée.

“L’appel du chef de l’État n’a pas d’expiration.
En plus, ils ne viennent pas mains vides. Ils sont députés et sénateurs.
Je pense que, c’est encore dans la suite logique des élections législatives de décembre 2018.
Il faut plutôt travailler pour faire basculer la tendance lors des prochaines élections législatives, en 2023.,” dit Jean Tships, symphatisant de l’UDPS.

Pour Joël OTSHUDI, analyste juridico-politique, le combat politique n’est pas à l’interne d’un parti politique, puisse que les membres sont unis par l’idéologie et la vision politique, coeur de vie de ce même parti.

Il estime que c’est imprudent de vouloir créer les adversaires  pour une incompréhension au sujet d’orientation d’une question donnée, ça  serait selon lui intentionnellement attisé le feu .
                  
“C’est ça l’autre côté du militantisme, savoir faire une lecture sur l’avenir et les intérêts du parti vis-à-vis de ceux qui se rallient au parti, car , certainement la politique déteste le vide.
La conservation du pouvoir politique est stratégique, technique, et processuelle dans le schéma tracé par nos politiques depuis un bon temps.
Le combat politique n’est pas à l’interne d’un parti politique, puisse que les membres sont unis par l’idéologie et la vision politique, coeur de vie de ce même parti. Vouloir créer les adversaires  pour une incompréhension au sujet d’orientation d’une question donnée, serait intentionnellement attisé le feu .  Des malaises peuvent se faire sentir dans les rapports de gestion, mais cependant, considérer ceux pour qui le combat pour la démocratie a  laissé des traces de vies et de morts,  comme  des conséquences aujourd’hui incalculables,  étant des adversaires en interne , serait un recul observé contre les valeurs pour lesquelles la vision du parti s’était construite.
Chaque famille politique a ses propres principes, ses stratégies et sa méthodologie.,” a dit Joël OTSHUDI.

En tant que les enfants d’un même Père, les cadres et militants de l’UDPS sont appelés à s’asseoir sur une même table et reflechir sur son avenir au regard des paradigmes politiques actuels au risque d’assister impuissament à l’envahissement de leur challengeur par des ferus de la politique sachant ce qu’ils veulent et jusqu’où peuvent ils aller  pour l’obtenir.

Wait and see

Bishop Mfundu

Contactez la rédaction de Voice Of Congo : 00243 818956860

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here