RDC: Des opposants portent plainte contre les sociétés de téléphonie cellulaire

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LES OPPOSANTS RDC

Des leaders de l’Opposition politique, dont les téléphones sont bouchés à la suite des manifestations populaires de contestations du projet de loi électorale organisées du 19 au 21janvier 2015 par les forces politiques et sociales à Kinshasa et dans plusieurs villes de la RDC, ont décidé de porter plainte ce matin vers 11 heures, contre les sociétés de téléphonie cellulaire à savoir Airtel, Vodacom, Africel, Orange et Tigo.

Dans cette plainte qu’ils déposeront au Tribunal de Commerce, les leaders de l’opposition dont Franck Diongo, Jean-Claude Vuemba, Delly Sesanga, Fidèle Babala et tant d’autres, avec le soutien moral de leurs collègues absents du pays tels José Makila Sumanda, Martin Fayulu, Samy Badibanga Ntita, les plaignants vont réclamer chacun, une bagatelle somme de 500.000 USD de dommages et intérêts pour chaque numéro bouché en guise des préjudices moraux subis depuis que leurs numéros sont bouchés.

Selon l’un des plaignants qui a contacté la rédaction de notre journal hier mardi 24 févier 2015 tard dans la soirée en la personne de Jean-Claude Vuemba, la décision de réclamer 500.000 USD de D.I. se justifie du fait que les opposants victimes de cette mesure sont coupés de leurs bases respectives, où émanent plusieurs doléances allant des cas de maladie, en passant par le fonctionnement des états-majors de leurs formations politiques, pour déboucher à plusieurs autres préoccupations relatives au vécu quotidien de leurs électeurs. “ Nos différentes bases croient nous avons fermés nos téléphones pour esquiver leurs doléances et préoccupations. Ce qui constitue pour nous, un grave préjudice “, a fait savoir l’honorable Vuemba, qui est également président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR) et vice-président du groupe parlementaire UDPS et Alliés.

Après le Tribunal de Commerce, les leaders de l’opposition déposeront une autre plainte contre le fonctionnaire de l’ANR (Agence nationale des renseignements), qu’ils soupçonnent avoir donné l’autorisation de faire boucher leurs numéros.

Ils se rendront ensuite auprès des présidents de deux chambres du parlement ainsi qu’à la primature, où ils comptent impliquer le Premier ministre Matata Ponyo dans ce dossier. La dernière autorité politique à visiter sera le Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur et sécurité, prof Evariste Boshab, auprès de qui ils promettent de dénoncer le€ tortures morales qu’ils sont en train d’endurer depuis le bouchage de leurs numéros téléphoniques.
Jean-Claude Vuemba a ajouté que leurs collègues José Makila, Samy Badibanga et Martin Fayulu qui sont absents du pays, viendront soutenir cette action au moment opportun.

Les éclairages du gouvernement

Dans un passé récent, le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga avait démenti la désactivation des numéros téléphoniques des opposants. Au cours d’un point de presse dans son cabinet de travail, le ministre Mende avait plutôt indiqué que le gouvernement congolais a demandé à tous les détenteurs de téléphones mobiles, de se faire enregistrer auprès de leurs opérateurs, pour éviter d’être bouchés.

Quelques jours auparavant, il avait justifié au cours d’un autre point de presse, la décision d’interrompre l’internet par le fait qu’il y a plus grave dans l’utilisation des moyens de télécommunications. Pour lui, les auteurs des troubles du 19, 20 et 21 janvier 2015, ont utilisé le mensonge au-delà de tout entendement, pour embraser le pays. Pour cela, a-t-il dit, ils ont posté sur la toile, des fausses images de prétendues atrocités commises par les forces de sécurité rd congolaises ou par des manifestants à Kinshasa pendant ces périodes alors qu’en réalité, il s’agissait de photos prises à Haïti, aux Seychelles, au Congo Brazzaville ou au Burkina Faso et affichées sur internet depuis longtemps. “ C’est la raison pour laquelle nous avons pris, des mesures conservatoires d’interruption momentanée de ces services, ce qui a perturbé les espaces numériques “, avait précisé Lambert Mende, soulignant que le Gouvernement était désolé pour les inconvénients causés aux utilisateurs de ces nouvelles technologies, mais que l’intérêt national exige de lutter sans répit pour l’éradication de ces pratiques criminelles.

Par José Wakadila

Source : La Reference Plus

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