RDC : deux jeunes tués par balles dans une manifestation anti-Monusco dans l’Est

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Goma-En-RDC

 

Les protestations contre la Monusco ont fait deux morts et un blessé par balle mardi, dans l’est de la RDC, a annoncé mercredi une fédération d’association.

La contestation à la présence de la Monusco dans l’est de la RDC a fait deux victimes, mardi 22 octobre. “Deux jeunes ont été tués et un grièvement blessé par balle mardi soir dans l’est de la République démocratique du Congo alors qu’ils attaquaient des soldats de l’ONU”, a ainsi affirmé mercredi une fédération d’associations.

À Mbau, dans le territoire de Beni, des jeunes hostiles à la présence de la Monusco avaient intercepté une patrouille mixte de l’armée congolaise et des Casques bleus, chargés de la protection des civils, indique la Société civile de la province du Nord-Kivu dans un communiqué.

“Comme ils voulaient procéder au lynchage des soldats de la paix, les militaires de l’armée régulière s’étaient interposés (…). Ils ont tiré plusieurs balles en l’air pour tenter de disperser les manifestants, armés de machettes, lances et cailloux”, précise le texte.

“Ne voulant pas céder aux sommations des FARDC (armée congolaise), ils (les assaillants) ont approché davantage le convoi et l’altercation a été d’une très grande intensité. Dans cette confusion, trois jeunes ont été touchés par balle: deux ont succombé et un s'(en) est tiré grièvement blessé”, précise la Société civile

Une enquête est ouverte

Joint par l’AFP, un habitant de Mbau explique pour sa part qu’un conducteur de moto-taxi a été tué par balle vers 19h30 (17h30 GMT) et que son corps a été acheminé par les manifestants à la résidence officielle du chef de secteur de Beni-Mbau, que la foule s’est mise à saccager avant de l’incendier.

Le directeur de l’information de la Mission de l’ONU (Monusco), Charles Bambara, à Kinshasa, a de son côté expliqué que le passage d’une patrouille mixte de l’armée et des Casques bleus avait été bloqué par la population et que des militaires ont tiré en l’air pour se dégager.

La Monusco a ouvert une enquête pour déterminer l’origine des tirs (de l’armée et/ou des Casques bleus) et ne confirme pas pour l’instant le bilan de la Société civile. L’enquête déterminera tout cela dans les heures qui viennent, a précisé M. Bambara.

La Monusco a perdu une partie de la confiance de la population

Dans une conférence de presse mercredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, le chef de la Monusco, Martin Kobler, a réagi au regain d’hostilité contre la Mission. Il a reconnu qu’elle avait perdu une partie de la confiance de la population.

Le territoire de Beni a été ensanglanté par une succession de massacres attribués aux rebelles islamistes ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), dans lesquels ont péri environ 80 civils en moins de quinze jours, dont 30 à Beni même, dans la nuit du 15 au 16 octobre.

(Jeune Afrique Avec AFP)

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