RDC: Election, dialogue ou transition – Derrière MP-Opposition : le complot Asie – Occident

0

Bruxelles: Après l’Île de Gorée,Lancement du «Front Citoyen 2016» qui fait trembler Kabila

2016 est une année charnière et pleine d’enjeux en RD Congo. La fin du 2ème et dernier mandat du président Kabila selon la lettre de la Constitution du 18 février 2006 révisée en 2011 ouvre la voie â une véritable crise politique ponctuée par diverses escalades entre majorité et opposition. Derrière les tensions entre ces principaux camps politiques se profile un vaste complot contre la RD Congo et son peuple au nom des intérêts des puissances occidentales en perte de vitesse et celles émergentes de l’Asie.

Le dialogue, un poisson d’avril ?

Depuis bientôt une année, les tractations pour la tenue du dialogue national inclusif convoqué par le président Kabila continuent à battre de l’aile. Reconnu comme une tradition congolaise pour régler les conflits, le dialogue est aujourd’hui au cœur d’une grande controverse. Quand la majorité estime que le dialogue est la seule alternative pour lever les divergences au sujet du processus électoral et préparer un atterrissage en douceur, l’opposition se divise en deux branches notamment celle qui croit au dialogue convoqué par l’ONU sous le format de l’accord-cadre d’Addis-Abeba et celle qui ne voit dans le dialogue, un piège de la Majorité pour glisser à un 3ème mandat et exige la tenue des élections dans les délais constitutionnels.

Et depuis plusieurs mois, le dialogue toujours en ballotage. Entre temps, la pression monte du côté de l’Occident avec en pic les déclarations des derniers émissaires des USA et d’Allemagne. Sans mâcher les mots, ces diplomates ont successivement réitérés les positions de leurs prédécesseurs en faveur du respect de la constitution et de la tenue des élections Quelques mois auparavant, les grandes puissances notamment les USA, le Royaume Uni, l’Allemagne, la France, etc. avaient sommé Kinshasa de tout faire pour libérer les moyens devant permettre à la CENI d’organiser les élections. Mais aucun d’entre eux n’a pourtant déboursé des fonds pour contribuer au processus électoral.

Pas plus tard qu’hier, l’ambassadeur de France a annoncé un apport d’environ 145 millions d’euros pour appuyer le secteur de la santé, alors que la priorité actuelle ce sont les élections !

En outre, les commentaires des médias occidentaux, les rapports des Organismes internationaux sur la gouvernance en RDC révèlent un acharnement contre le régime de Kinshasa voire, une certaine complicité entre leurs gouvernements et les opposants congolais (politiques et activistes de la société civile).

La guerre des intérêts

Selon des indiscrétions, la vraie guerre qui paralyse actuellement la situation politique en RDC puise ses nerfs dans les intérêts des puissances occidentales et orientales. Bien que présents à travers certaines multinationales dans certains secteurs de la RDC, l’Europe et les USA seraient en perte de vitesse sur le marché congolais envahi par les humbles chinois et indopakistanais. Grâce à leur tarif bon marché et leur flexibilité à la demande des partenaires, ces investisseurs asiatiques ont brisé le mythe et pénètre tous les domaines de la vie nationale congolaise, brassant ainsi des milliers des milliards de devises pour leurs économies émergentes.

Des analystes voient ainsi à travers les déclarations des diplomates occidentaux qui se succèdent à Kinshasa comme un signal au pouvoir en place qui a ouvert le pays aux fils du Dragon.

L’occident serait sur le point de saisir la balle au bond pour reconquérir le marché congolais. C’est ce qui motive, selon certains, l’éventuelle libération de Jean Pierre Bemba, le leader du MLC, qui se trouve à la CPI depuis de 2008. A l’impossibilité d’obtenir la liberté du Chairman du MLC, un autre grand minier serait proposé pour assurer la sauvegarde des intérêts occidentaux en RDC.

Cependant, chinois et indopakistanais, très discrets, n’annoncent pas encore leurs couleurs. Tout porte à croire que leur combat en ce moment serait à protéger leurs intérêts. Entre le dialogue et les élections, leur choix reste clair ! Dossier à suivre.

Par Rex Yakorum

Un article de la Reference

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here