RDC : FDLR : Plus fort que les FARDC ou plus proche des FARDC.

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FDLR

 

Un mois après son lancement, l’opération de la traque des rebelles hutu des FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda) semble être au point mort sans avoir pour autant affaibli de manière significative le mouvement rebelle.

Alors que les opérations similaires contre les autres groupes armés comme le ADF/Nalu et APCLs ont porté des fruits en un temps record, celle contre les hutus de l’AFDL semble progresser á dents de scie depuis son déclenchement le 09 mars dernier.

Et cela, nonobstant le fait que les FDLR avait été cités comme priorité pour les FARDC et la Monusco après la victoire sur le M23 en novembre dernier.

« On va cibler les FDLR parce que c’est notre priorité militaire à cet instant. La première priorité, c’est la lutte contre le groupe FDLR ici, dans la région et dans tout le pays », avait indiqué Martin Kobler, le représentant du secretaire général des Nations Unies en RDC.

Les autorités congolaises justifient cette trêve contre les hutus par le fait que ses éléments se sont constitués un bouclier humain en contraignant les populations civiles à vivre avec eux dans leurs repaires.

« La différence entre le M23 et les FDLR, c’est que les FDLR se mêlent aux civils », avait déclaré un major du 601e régiment des FARDC à une agence de presse de l’est du pays.

Cette “infiltration” des hutus rwandais dans la population ne semble pas avoir empêcher le délogement de ces rebelles pendant les opérations précédentes bien qu’ils ne portent ni insignes ni uniformes comme le déclare l’armée.

Cela ramène donc la question de savoir si l’armée congolaise est vraiment déterminé à éradiqué ce groupe hostile à Kigali d’autant plus que ces deux forces ont fait alliance à plusieurs occasions pendant les 20 ans d’existence des FDLR.

Plus récemment, le rapport annuel des experts de l’ONU publié en décembre 2013 avait établi l’existence de collaborations au niveau local entre FARDC et FDLR.

En février dernier, des témoins oculaires avaient dévoilé la tenue d’une rencontre entre une délégation militaire congolaise et des représentants des FDLR dans les environs de leur base de Tongo.

De plus, quant aux accusations de se servir de la population comme un bouclier humain, un haut gradé rebelle Agathe Nzabonimana réagit : Nous vivons en très bonne entente avec la population. Pourquoi cette opération est-elle nécessaire ? Je n’ai aucun problème avec les FARDC, mais si elles viennent ici, elles tueront la population.”

Tout pointe à la conclusion que si l’armée se résout à bouté les rebelles hors du territoire congolais, cela s’accomplira en un clin d’oeil comme le soutient Céléstin Ibaka, un transfuge des FDLR placé sous la garde des FARDC à Tongo qui révèle que les FDLR ne voulaient pas combattre contre les FARDC et que si ces dernières les attaquaient, les membres des FDLR s’enfuiraient.

Les soldats loyalistes ont toutefois fait des avancés significatives dans la traque de ces rwandais à l’instar de la prise de contrôle, en mars dernier de Kilimètre neuf, une base d’environ 20 soldats des FDLR dans le parc national des Virunga, sur la route entre Kalangera et Tongo.

Erick Bukula

Voice Of Congo

2 COMMENTS

  1. Nous ne discuterons JAMAIS de nos strategies militaires sur le net. Vous devez retenir que, nos FARDC ont le control de la situation.

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