RDC : Kabila dos au mur 2015 Kamerhe trace le schema, il n’y aura plus de dialogue

0

Capture-d’écran-2014-10-20-à-00.40.25

 

Joseph Kabila dont le dernier mandat expire en 2016 joue la montre pour s’éterniser au pouvoir. Sa dernière trouvaille c’est conditionner les élections générales au recensement. Pour cela il faut un consensus politique via le dialogue. Le Raïs Scrute attentive ment la moindre faillede ses opposants afin de s’y engouffrer pour prolonger son bail à la tête de l’Etat.

Le dernier trou vient d’être bouché avec le refus par l’Opposition d’un quelconque dialogue après l’amère expérience des Concertations nationales et la consolidation, chaque jour qui passe tant à l’interne qu’à l’international, du front du refus de la révision ou du changement de la Constitution. Visionnaire, Vital Kamerhe, patron de l’UNC, est le premier a tiré les conséquences de la dynamique du moment. En marge du Bureau politique de son parti tenu hier lundi 1er décembre 2014, il vient d’annoncer que le dialogue avec Joseph Kabila n’est plus à l’ordre du jour. Il y a peu encore l’Opposition, comptant sur la bonne foi de Kabila, était encline à un dialogue sérieux avec le pouvoir qui n’arrive toujours pas à se départir de son illégitimité des élections chaotiques de 2011.

Eh ben cela appartient désormais au passé, l’Opposition n’est plus demandeur d’un quelconque dialogue. A ce stade estime l’ancien président de l’Assemblée nationale, la seule exigence qui vaille c’est le respect de la Constitution et notamment l’organisation dans le délai constitutionnel de l’élection présidentielle de 2016. Et dans la foulée les autres scrutins, notamment provinciaux, pour mettre fin à l’illégitimité du sénat, des assemblées provinciales et des gouverneurs de province. Pour Vital Kamerhe, le dialogue s’il venait à être organisé déboucherait de facto sur une Transition politique dont le bénéficiaire serait Joseph Kabila. Kabila pourrait voir son mandat prolongé de 2 à 3 ans. Et déjà l’excuse est toute trouvée par la Kabilie qui a parachuté un ancien directeur de cabinet de Kabila, Adolphe Mwana Nsefu, à la tête de l’Onip, une nouvelle structure dont la finalité est de procéder au recensement administratif et scientifique de la population. L’Onip a besoin de 500 millions USD et de plusieurs années pour accomplir sa tâche. Joseph Kabila en 13 ans de pouvoir n’a jamais accordé le moindre intérêt au préalable du recensement avant les élections. Soudainement, il accorde un intérêt particulier à cette problématique à la veille de la fin de son mandat. L’Etat est une chaine, principe de continuité, Kabila serait bien avisé de laisser à ses successeurs le soin de boucler ce dossier estime Vital Kamerhe.

Cette position clairvoyante de l’UNC doit être suivie par d’autres Forces sociales et politiques de la RDC. L’opposant Franck Diongo est parmi les premiers à soutenir ce point de vue. C’est à l’UDPS qu’il appartient désormais aussi de réajuster sa position. L’UDPS doit intégrer que demander le dialogue pour « l’impérium de Tshisekedi », va profiter à Kabila qui a déjà consommé 3 ans du mandat réclamé et il ne lui reste plus en réalité qu’une année au pouvoir, 2015, car 2016 est une année hautement politique avec plusieurs scrutins. En refusant un quelconque dialogue avec Kabila, l’Opposition le mettrait ainsi dos au mur.

Kabila n’aura d’autre choix que de convoquer les élections générales de 2016, 90 jours avant l’expiration de son mandat en publiant préalablement un calendrier électoral complet. Par ailleurs le Bureau Politique de l’UNC a fustigé les massacres de Beni, a demandé la libération des prisonniers d’opinion (comme Mike Mukebay éditeur de CONGONEWS, Diomi Dongala de la MPP et Jean Bertrand Ewanga, Secrétaire général de l’UNC), a salué la posi tion du président Français sur le respect de la constitution au sommet de la Francophonie, et a exigé que toute la lumière soit fait sur l’Opération Likofi. En outre le Bureau politique a notamment insisté sur la nécessité d’un calendrier électoral global et consensuel. La réponse de Kabila est attendue ce 6 décembre lors de son discours annuel devant le Congrès. De son discours sur l’état de la nation, l’avant dernier à la tête du pays, dépendra beaucoup de choses. Jusqu’ici Kabila a son destin en mains pour être du bon côté de l’Histoire mais plus pour longtemps. C’est maintenant le temps de la décision. Ci-dessous la déclaration du bureau politique de l’UNC

Source : C-News

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here