RDC : La police a tiré sur le cortège de Kamerhe à Bukavu. Pourquoi ?

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Vital Kamerhe a-t-il échappé à une tentative d’assassinat ce jeudi 20 février à la Place de l’Indépendance à Bukavu? Il se confirme que la police kabiliste a bel et bien tiré à balles réelles sur la foule venue nombreuse pour écouter le président de l’Union pour la Nation congolaise. Bilan provisoire : plusieurs blessés graves. Selon des informations encore difficiles à vérifier, une ambiance d’”Etat d’urgence” régnait jeudi soir au chef-lieu du Sud Kivu.

Le film.

Arrivé à Goma mardi 18 février à la tête d’une délégation d’une vingtaine de personnes, Vital Kamerhe avait prévu de se rendre à Bukavu, sa ville natale, ce jeudi 20. Un meeting était prévu à la célèbre Place de l’Indépendance.

Dans une communication diffusée le mercredi 19 février via la station provinciale de la RTNC (radio d’Etat) et une radio communautaire, le maire de Bukavu, Philémon Yogolelo, avait prévenu les membres et sympathisants de cette formation politique de ne pas se rendre à la Place de l’Indépendance. Au motif qu’il y aurait “des travaux en cours”. “Faux”, constatait un reporter de la Radio Okapi. En lieu et place des maçons occupés à travailler, les passants ont assisté au déploiement d’une escouade de policiers équipés de leur attirail.

C’est aux environs de 16h30 locales que l’aéronef transportant la délégation de l’UNC a atterri à Bukavu. Un témoin raconte : “Vital Kamerhe est arrivé à pieds à 500 mètres de la place de l’Indépendance. La population et des sympathisants de l’UNC décident de le porter sur une chaise traditionnelle dite tipoye. Un convoi de voitures et motos long de deux kilomètres suit. Des acclamations fusent. “Ceux qui avait pensé que Kamerhe ne mettra pas les pieds à Bukavu en ont eu pour leur compte”, scandent en chœur des sympathisants. La place de l’Indépendance est noire de monde lorsque le président Kamerhe posa ses pieds sur la Place. Une première détonation retentit vers 17 heures : Boum! D’autres vont suivre. Des tirs à balles réelles crépitent et des bombes lacrymogènes sont lancées. C’est le sauve-qui-peut général!” Selon cette source, “Vital” a eu la vie sauve grâce au professionnalisme de sa garde rapprochée “qui l’a cloué au sol le temps de laisser passer “l’ouragan”.

Un mauvais signal pour “la jeune démocratie congolaise”

Ce qui s’est passé ce jeudi 20 février 2014 à Bukavu est un mauvais signal non seulement pour la “jeune démocratie congolaise” mais surtout pour les consultations politiques à venir dont la présidentielle de 2016. Ces événements engagent la responsabilité personnelle d’un “Joseph Kabila” décidé à s’accrocher au pouvoir pour le pouvoir. Des questions restent sans réponse : Pourquoi le maire de Bukavu a-t-il interdit l’accès à la Place de l’Indépendance? Qui a ordonné de tirer sur la foule? Pourquoi? Pourquoi…

Selon une dépêche de l’AFP, “plusieurs personnes ont été blessées par des tirs des policiers. Au nombre de cent. “Après voir utilisé des gaz lacrymogènes, les policiers ont tiré sur la manifestation, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes, selon l’estimation du journaliste de l’AFP ayant assisté à la scène. Celui-ci a ensuite vu cinq blessés à l’hôpital Celpa de Bukavu”, souligne la dépêche.

La “caravane de paix” prônée Kamerhe s’est muée en une tragédie par la bêtise humaine. Par la bêtise d’un pouvoir kabiliste qui ne survit que par la violence, l’arbitraire et l’intimidation. le président de l’UNC a été le premier à regretter “la tournure prise par les événements”. Il a également fustigé l”’irresponsabilité” des autorités provinciales chargées du maintien de l’ordre. Question finale : Vital Kamerhe a-t-il échappé à une tentative d’assassinat jeudi 20 février à Bukavu? Certains membres de l’UNC répondent par l’affirmative. Selon eux, le “commanditaire” est “bien connu”…

Baudouin Amba Wetshi (CongoIndépendant avec AFP et Radio Okapi)

 

1 COMMENT

  1. IL FAUT D’ABORD APPRENDRE A RESPECTER LES LOIS ETABLIES, AVANT QUE BOYA KO MODIFIER BA LOIS WANA. SIKO YO LIWA BA NDEKO WANA EZA NA MUTU YA NANI?

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