RDC – L’accord n’a résolu qu’un problème: la survie financière des participants

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Tout en prenant acte de l’accord politique de la Cité de l’Union Africaine, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) note avec regret que cet accord n’a résolu que le problème de la survie financière des participants, foulant aux pieds les aspirations réelles du souverain primaire sur l’alternance démocratique par l’organisation de l’élection présidentielle d’ici la fin de l’année.

La NSCC demande au gouvernement et aux partenaires de la RDC d’accorder à la CENI des moyens financiers, techniques et logistiques conséquents en vue d’assurer sa mission en toute transparence et régularité.

Le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshombela, au cours du point de presse tenu hier lundi 24 octobre 2016, a fait savoir que certaines institutions de la république sont largement au-delà de leurs mandats ( Sénat, Assemblées provinciales et gouvernements provinciaux).
D’autres vont l’être également dans un proche avenir suite à la non organisation des élections présidentielle et législatives nationales, telle que préconisé par la constitution de la république d’ici fin de l’année 2016.

La NSCC est préoccupée par le risque que court la RDC de se trouver plongée dans une crise institutionnelle et constitutionnelle de légitimité. Dans le souci de prévenir le pire, elle préconise l’accélération de l’organisation des élections présidentielle et législatives nationales couplées d’ici fin 2017, puis dans un délai court, soit 60 jours, celle des élections provinciales, sénatoriales et des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces.

La NSCC appelle la CENI à publier en priorité le calendrier global de toutes les opérations électorales et le budget y afférent, en tenant compte des aspirations de la population et du contexte sociologique fort agité du pays.

En ce qui concerne la situation sécuritaire dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, les dégâts matériels et humains des manifestations des 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa, les tueries au Kasai central entre les miliciens du chef Kamuina Nsapu et les forces de l’ordre, la NSCC exige des enquêtes indépendantes pour tirer ces différentes situations au clair. La NSCC craint que le mécanisme de contrôle des activités des ONG tant nationale qu’internationales préconisé par l’accord dialogue puisse se transformer en une opportunité pour limiter la liberté d’association.

La NSCC réitère son vœu de voir se tenir une deuxième phase du dialogue bénéficiant l’implication de toutes les forces politiques et sociales majeures du pays pour la relance du processus électoral et la gestion de la période allant du 19 décembre 2016 au 19 décembre 2017.

Elle exhorte le Président de la République à rompre son silence au sujet des spéculations entourant la fin de son second et dernier mandat ainsi que sa possible candidature à un troisième mandat, en
violation de l’article 220 de la Constitution.

La NSCC suggère par ailleurs une rencontre entre le Président Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi pour décrisper l’environnement sociopolitique du pays lourdement chargé. Elle demande aux participants au sommet de Luanda de ce 26 octobre 2016 de s’abstenir d’entériner l’Accord du Camp Tshatshi, car pareille prise de position est susceptible de jeter de l’huile sur le feu et d’aggraver la crise qui secoue la RDC.

Murka

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