RDC: l’administrateur du territoire de Walungu exige la délocalisation des religieux burundais s’y trouvant

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C’est dans une déclaration faite mardi 19 septembre sur le les antennes de la radio Onusienne au Congo, que l’administrateur du territoire de Walungu, Dominique Bofondo, exige le départ «immédiat» des réfugiés burundais se trouvant sur son territoire. 

Il a indiqué que ceci est le souhait de sa population.

«La population a déclaré qu’on ne voudrait plus vivre avec ces gens, car ce serait une bombe à retardement pour nous», a affirmé Dominique Bofondo.

Cette thèse reçoit approbation et soutien des femmes de la société civile de Kamanyola, qui disent craindre pour leur sécurité.

«Nous demandons notre sécurité parce que nous sommes exposées. A Kamanyola, nous sommes dans l’insécurité jusqu’à preuve du contraire. Nous demandons à l’ONU et au gouvernement congolais de prendre les réfugiés burundais et les acheminer dans le camp», a proposé une dame qui a requis l’anonymat.

Une trentaine de réfugiés burundais ont été tués, et une centaine d’autres blessés, dans la nuit de vendredi à samedi 16 septembre à Kamanyola, lors de leurs échauffourées avec l’armée congolaise. Depuis ce drame, les demandeurs d’asile venus du Burundi et les habitants de Kamanyola vivent dans une crainte mutuelle de leur sécurité.

Estimés à plus de 2 400, ces réfugiés burundais dont une centaine d’enfants passent la nuit à la belle étoile, depuis ces échauffourées. Ils ont été assistés par la MONUSCO, qui leur a remis de l’eau à boire et à manger.

Par le biais de la mission de nations unies au Congo, craignant pour leur sécurité, Ces réfugiés disent souhaiter être délocalisés.

«Nous avons parlé avec les autorités de la MONUSCO pour que nous soyons mis dans de bonnes conditions. Nous sommes d’accord pour la relocalisation et acceptons la loi internationale. Mais, nous demandons seulement la sécurité».

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