RDC : Le gouvernement plaide l’assistance des pays étrangers sur fond de la détection d’un nouveau cas suspect d’Ébola à Mbandaka.

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Une vue du centre ville de Mbandaka dans la province de l'Equateur (RDC) .

par Erick Bukula

La RDC a eu à faire face à l’épidémie d’Ébola six fois dans le passé, et l’expérience acquise a permis aux autorités actuelles de rapidement évaluer le défi qui se relèvera de la lutte contre cette septième épidémie dont le déclenchement a officiellement était annoncé le dimanche 24 août dernier.

C’est ainsi que, le lundi 25 août dernier, 2 jours seulement après l’annonce du retour du fléau Ebola, le gouvernement congolais, dans le but essentiel d’obtenir une assistance étrangère, a réuni une audience composée principalement d’ambassadeurs, chefs des missions diplomatiques et autres représentants des organisations internationales en poste au Grand Congo.

“Nous avons besoin de votre assistance, de votre accompagnement pour que nous puissions ensemble contenir cette épidémie”, a plaidé à l’audience Mr Félix Kabange Numbi, ministre congolais de la santé publique et co-hôte du meeting.

Une demande d’assistance lancé donc à la communauté internationale par Kinshasa pour faire face à un défi qui, selon le minstre Kabange, est essentiellement logistique car, le secteur de Djera étant excentré, il faudra placer dans ses proximités un campement qui abritera des tentes d’habitations et des réunions, un laboratoire et un dépôt logistique

“Il n’y a pas d’eau dans les environs. Donc, il faut mettre un mécanisme pour y apporter de l’eau” a fait savoir Mr Kabange tout en révélant que la mise en quarantaine de Djera a engendré un nouveau défi dans l’apport alimentaire supplémentaire pour environ 50.000 habitants de cette localité.

Ce défi sera même plus grand d’autant plus que le secteur de Boende est situé en pleine forêt Équatoriale. D’où la nécessité d’établir un pont aérien pour le transport des personnels et matériels et une large connexion satellitaire pour avoir l’information en temps réel.

Tout ceci pris en considération, le plan de contingence de l’Ebola est évalué, selon le ministre de la santé, à environ 4.500 000 dollars américains. Donc en plus du plan initial évalué à 2 500 000 dollars, le gouvernement congolais aura besoin de 2 000 000 dollars pour contenir cette énième éruption de la fièvre hémorragique d’Ebola en RDC.

Jusque là Kinshasa n’a annoncé que le décaissement de 1.200.000 dollars, le reste relèvera donc de l’action des partenaires nationaux et internationaux comme l’a si bien soufflé le ministre Kabange en disant : “Nous restons ouverts à la contribution de la communauté tant nationale qu’internationale”.

Cela dit, l’autre hôte de ce meeting, le vice-ministre des Affaires étrangères, Me Tunda ya Kasende a, en bon diplomate, voulu rassurer l’audience “qu’il n’y a pas de panique du tout. Sous le leadership du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, tout est sous contrôle du Gouvernement pour éviter une éventuelle propagation”.

Des rassurances qui viennent sur fond de la détection d’un nouveau cas suspect de la fièvre hémorragique Ebola à Mbandaka, le chef-lieu de la Province de l’Équateur de plus de 700 000 habitants.

En effet, des sources médicales ont signalé un cas suspect à Mbandaka le même lundi 25 août. Il s’agit d’une dame de 65 ans habitant le quartier Bongondjo qui a été conduite à l’hôpital général de référence de Wangata vers 10heures dans la matinée.

Après avoir fait plusieurs victimes dans l’Ouest de l’Afrique, la fièvre hémorragique d’Ebola sevit, dépuis le 11 août dernier, en RDC, plus précisement à Djera, dans le territoire de Boende. Ce territoire a, depuis le lundi dernier, été mis en quarantaine.

Un article de The Voice Of Congo

 

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