RDC : L’opposant Moni Della tourne la page Lumbala

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Moni dela

Après des années de lutte commune dans l’opposition, Moise Moni Della a décidé de se séparer avec son leader et ami, Roger Lumbala. Les questions d’approche divisent les deux. Depuis que Lumbala est parti en exil, le désormais ancien secrétaire général du Rcd-N et ex-coordonnateur de la plateforme, Soutien à Etienne Tshisekedi s’est battu pour tenir haut le flambeau du parti et de SET. L’homme était sur tous les fronts. Moni Della a payé de son sien pour maintenir la machine du parti. Convaincu par le combat qu’il mène pour la démocratie, la liberté et les droits de l’homme, l’opposant refuse dans le contexte actuel tout compromis qui peut donner le souffle au régime finissant. Il reste légaliste et croit que le président Kabila a fait deux mandats, il doit accepter sportivement l’alternance.

Pour lui, le dialogue est une supercherie du régime qui cherche à obtenir le glissement et maintenir Kabila au pouvoir après ses deux mandats constitutionnels. Malheureusement, le président de son parti a un autre regard du dialogue. Les divergences sont devenues profondes au sommet du parti si bien qu’elles ont créée une sérieuse crise de confiance. ‘‘A ce jour, la donne politique de l’heure a engendré les divergences majeures entre le Président de mon parti Roger LUMBALA et le Secrétaire Général que je suis, au sujet du dialogue dans sa conception, son organisation, sa crédibilité, son opportunité et sa finalité. A ce jour, j’affirme sans ambages qu’il y a rupture de contrat de confiance qui me liait au le Président Roger LUMBALA’’, explique-t-il. Pour ses convictions, Moni Della n’a jamais cédé au diable.

Il est resté constant depuis les années 90. Il a été arrêté par Mobutu et contraint à l’exil parce qu’il défendait les valeurs de démocratie. Et aujourd’hui, il ne croit pas sacrifier son combat politique à l’autel de quelques intérêts. Autant mieux se retirer et poursuivre son combat. Ainsi, il a décidé de rompre avec Lumbala. ‘‘Afin de mettre fin à la cacophonie au sommet du parti et éviter toute polémique inutile, j’ai décidé à ce jour de rendre le tablier et de me désengager du RCDN ainsi que de SET après m’avoir entretenu avec la base représentative et significative du parti le mercredi 27 janvier 2016, à ma résidence’’, a tranché Moni Della. Une séparation qui fait mal au regard du respect et de l’admiration que se vouent les deux hommes. Seulement, c’est un problème de choix. Et en politique, on assume ses choix. Moni Della a dit non au dialogue et il le dira toujours. M. Kabila doit partir, dit-il.

Déterminé, l’opposant annonce qu’il se prononcera sur son avenir dans les prochains jours. ‘‘Je compte continuer mon combat politique pour le bien-être du peuple congolais, combat pour la défense de la démocratie, de la protection des droits de l’Homme et de la nature. Combat pour lequel j’ai consenti plusieurs sacrifices depuis l’époque de MOBUTU jusqu’au régime actuel en subissant des brimades, des humiliations, des tortures jusqu’à me renvoyer en exil’’, assure l’ex-numéro 2 du Rcd-N. Au peuple congolais comme aussi à la communauté internationale, Moni Della a appelé à maintenir la pression pour contraindre Kabila et son pouvoir à respecter la constitution.

CONFERENCE DE PRESSE

Mesdames, mesdemoiselles et Monsieur de la presse. Meilleurs vœux de bonheur, prospérité et de longévité.

De prime à bord, je remercie le Seigneur tout puissant, Maitre des temps et des circonstances qui a soutenu ma lutte au sein de l’UDPS depuis 1983 jusqu’en 2003, lorsque j’ai accepté d’adhérer au Rassemblement des Congolais Démocrates et Nationalistes « RCDN » au sein duquel, j’ai assumé les fonctions de Secrétaire Général et du Président ai. En 2011, ensemble avec le Président Roger LUMBALA, nous avons créé une plate-forme dénommée Soutien à Etienne TSHISEKEDI « SET » en sigle, où j’ai assumé les fonctions de Coordonnateur-Adjoint et par la suite, Coordonnateur ai en l’absence du Coordonnateur, l’Honorable Roger LUMBALA en exil.

Mesdames, mesdemoiselles et Monsieur de la presse,

A ce jour, la donne politique de l’heure a engendré les divergences majeures entre le Président de mon parti Roger LUMBALA et le Secrétaire Général que je suis, au sujet du dialogue dans sa conception, son organisation, sa crédibilité, son opportunité et sa finalité. A ce jour, j’affirme sans ambages qu’il y a rupture de contrat de confiance qui me liait au le Président Roger LUMBALA.

Pour ma part, je considère le dialogue prôné par le Président KABILA et sa majorité factice et mécanique comme un boulevard pour le glissement qui va nous amener tout droit vers l’autoroute du référendum pour entreprendre ensuite un TGV pour le changement de la constitution et enfin l’avion qui amènera Monsieur KABILA de voler vers une destination d’une présidence à vie.

Aristote disait : « Vouloir prouver les choses qui sont claires d’elles-mêmes, c’est éclairer le jour avec une lampe ».

Mesdames, mesdemoiselles et Monsieur de la presse,

Afin de mettre fin à la cacophonie au sommet du parti et éviter toute polémique inutile, j’ai décidé à ce jour de rendre le tablier et de me désengager du RCDN ainsi que de SET après m’avoir entretenu avec la base représentative et significative du parti le mercredi 27 janvier 2016, à ma résidence.

Je compte continuer mon combat politique pour le bien-être du peuple congolais, combat pour la défense de la démocratie, de la protection des droits de l’Homme et de la nature. Combat pour lequel j’ai consenti plusieurs sacrifices depuis l’époque de MOBUTU jusqu’au régime actuel en subissant des brimades, des humiliations, des tortures jusqu’à me renvoyer en exile, non pas parce que j’ai volé un bœuf ou un œuf mais parce que je me suis battu pour la liberté et les droits de l’homme. Donc de mon côté, il n’est pas question aujourd’hui de reculer et d’hésiter.

Mesdames, mesdemoiselles et Monsieur de la presse,

En ce jour mémorable où ma vie politique prend une autre tournure et envergure, je demande au peuple congolais de vaincre la peur comme disait le pape Jean-Paul II, afin d’appliquer l’article 64 de la constitution.

Enfin, je demande à la communauté internationale de dépasser maintenant le stade des simples déclarations afin de pousser le régime de Monsieur KABILA à organiser les élections dans le délai constitutionnel sinon d’appliquer de sanctions significatives contre ce dernier, au lieu de se comporter comme un médecin qui arrive après la mort d’un malade juste pour livrer un certificat de décès à sa famille. Vaut mieux prévenir que guérir.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 28 janvier 2016

Moise MONI DELLA IDI

Un article de 7sur7

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