RDC : L’Opposition va apporter des correctifs au calendrier global !

0

opposition contre malu malu

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a publié, le 12 février  dernier, le calendrier électoral qualifié de global. Ce calendrier est perçu différemment selon que l’on est de la Majorité, de l’Opposition ou de la Société civile. Le ministre des Médias et Porte-parole du Gouvernement a tenu, lundi 17 février, un point de presse. Il a apporté un soutien sans faille au calendrier électoral tel qu’élaboré et rendu public par la CENI. Pour Lambert Mende, c’est de lui qu’il s’agit, aucune discussion n’est possible sur l’applicabilité du calendrier électoral. Il avait aussi soutenu, en son temps, le calendrier partiel qui ne programmait que les élections locales. Un calendrier très ouvertement et largement combattu en ce qu’il ne faisait aucune allusion aux élections nationales (les législatives et la présidentielle). Cette fois-ci, l’histoire semble se répéter.

Alors que la CENI conditionne la tenue effective de toutes les élections  prévues à l’évacuation d’une vingtaine de contraintes extérieures, certains cadres de la Majorité affichent un optimisme béat. Même si quelques contraintes, notamment celles liées à l’argent (plus d’1 milliard 200 millions Usd) semblent difficiles à régler dans le délai imparti.  La réaction officielle des opposants est intervenue le samedi 14 février 2015. Réunis au siège des FONUS, les ‘‘Regroupements politiques et Groupes parlementaires de l’Opposition’’ ainsi que les Organisations de la Société civile et de la diaspora  ont fait une déclaration politique d’une forte teneur. Ils disent avoir examiné minutieusement le calendrier électoral dit global.

Les opposants en arrivent à la conclusion suivante : le calendrier est certes global mais non consensuel, irréaliste, incohérent et viole la Constitution pour les scrutins convoqués en 2015. Non consensuel  car, la CENI aurait dû consulter les acteurs politiques et ceux de la Société civile à l’effet de rechercher un minimum de consensus. Irréaliste, parce que le nombre de contraintes externes et internes est très élevé. La résolution de 18 contraintes dépend du Gouvernement.

Le Parlement et le Président de la République ont 5 contraintes à résoudre. Les trois institutions sont invitées, chacune, à s’assumer. L’incohérence vient du fait que les opérations préparatoires des élections locales, municipales et urbaines couplées aux provinciales sont décalées. Ainsi, les questions liées à l’opérationnalité et au chevauchement des opérations électorales rendent le calendrier irréalisable. Les opposants épinglent également le flou entretenu sur le nombre, jusque-là inconnu, de groupements devant servir de base dans la présentation des listes aux élections des conseillers de secteur ou de chefferie. L’inconstitutionnalité du calendrier électoral, particulièrement dans sa partie relative aux élections prévues en 2015, réside dans l’exclusion de nouveaux majeurs, c’est-à-dire ceux qui ont atteint l’âge de 18 ans révolus depuis juillet 2011.

Ce faisant, il y a violation de l’article 5 de la Constitution en son dernier alinéa.  Pour tenter de corriger, les Opposants promettent des propositions dans le but de rendre le calendrier réalisable et acceptable par tous. Lors de son dernier point de presse, le Ministre des Médias a exclu, du moins pour le moment, toute idée de dialogue autour du calendrier électoral. Néanmoins, le Vice-président du Bureau de l’Assemblée nationale, Charles Mwando Nsimba, après avoir pris acte de la publication du calendrier électoral, n’a pas écarté la possibilité d’une révision par le Parlement.  Peut-être qu’en mars, lors de la rentrée parlementaire, la question pourrait figurer à l’ordre du jour.

La Pros.      

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here