RDC : Patricia Ndongala accuse Kabila de mener un génocide politique à l’encontre de l’ethnie ne-kongo.

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Après la condamnation de son mari à 10 ans de prison, Patricia Dongala, la femme de l’opposant farouche du régime Kabiliste, Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, semble résolue à prendre la relève de son époux avec la multiplication ses discours hostiles et propos affûtés à l’encontre du pouvoir en place.

Lors d’une interview avec nos confrères de Jeune Afrique elle a réitéré sa conviction que son mari est un prisonnier privée de Kabila et que ses déboires judiciaires et par conséquent sa condamnation ne sont que des machinations du Raïs pour se défaire de celui qu’il considère comme un danger potentiel pour son pouvoir.

“En réalité, Diomi Ndongala fait peur au pouvoir en place. Non seulement parce qu’il est très hostile à Kabila, mais aussi parcequ’il est capable de mobiliser des foules à Kinshasa et dans toute la partie ouest du pays” a t-elle déclaré.

Puis d’ajouter : “On l’a vu en 2011 lorsqu’il a apporté son soutien à Étienne Tshisekedi lors de la présidentielle, faisant perdre au président sortant l’électorat important ne-kongo à Kinshasa et au Bas-Congo”.

Patricia ne se limite pas là toutefois, elle va plus loin en accusant le régime Kabila d’avoir des déterminations génocidaires contre l’ethnie ne-kongo.

Elle constate : “…mon mari est devenu la bête noire à abattre pour le régime de Kabila, qui mène une traque contre les opposants ne-kongo jugés très hostiles à son pouvoir. Il y a eu l’arrestation du pasteur Ferdinand Kutino, ne-kongo, qui croupit encore en prison, le massacre de Bundu dia Kongo, et aujourd’hui trois députés ne-kongo sont dans la collimateur de la justice”.

Pour conclure, l’italienne d’origine s’attaque directement à la personne du président en insinuant que les faits démontrent bien ses origines étrangères.

Elle dit : “Il y a aujourd’hui une prédominance des Rwandophones dans des centres de pouvoir stratégiques…Il y a des éléments concrets : avec tous les programmes d’intégration des ex-combattants rebelles du RCD, du CNDP et aujourd’hui du M23, toutes les fonctions élevées dans l’armée par exemple sont ou vont être occupées par des personnages issus de ces rébellions”.

Patricia est certes de ceux qui soutiennent que la fin justifie les moyens comme le suggèrent cette déclaration faite par elle : le problème de Kabila, ce n’est pas son origine. C’est son leadership qui pose problème. Son comportement ne cadre pas avec la sauvegarde des intérêts de la RDC.

Patricia est mariée à Diomi Ndongala depuis 20 ans. Ce dernier a été condamné à 10 ans de prison pour viol sur mineures le 26 mars dernier à l’issue d’un procès qui a débuté en fin 2013 et a duré plusieurs mois.

Erick Bukula

Voice Of Congo

4 COMMENTS

  1. Mme Diomi a parfaitement raison en parlant de la prédominance des ruandophones en RDC.Et ce n’est pas de la jalousie mais plutôt un constat amer.Un procès cousu avec du fil blanc. Au fait où en est on sur l’assassinat du colonel Mamadou Ndala? Le “taiseux” qui dirige la RDC par défi est un vrai cauchemar pour le peuple et la nation entière.
    Bientôt il fera jour.

  2. Je suis tout a fait d’accord ave vous cher compatriote. Les supporteurs de ce regime fantoche d’occupation aiment bien utiliser le mot “jalousie” quand les jaloux sont ces Nilotiques qui n’ont pas des richesses naturelles comme dans notre pays et qui ont toujours envie les Kongolais et le Kongo tout comme cette communaute internationale. Madame Diomi a raison dans tout ce qu’elle dit sauf que ce ne sont pas seulement les ne-Kongo qui sont victimes de ce regime d’occupation, il y a pas des Kongolais des autres regions qui sont elimines a tout bout de champ. Si Diomi Dongala n’etait pas coffre, Kinshasa serait deja debout et ce petit chauffeur de taxi et sa clique seront deja parti du pouvoir.

  3. VSV:CONDAMNATION A 10 ANS DE PRISON DE L’OPPOSANT POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA : UNE HONTE POUR LA JUSTICE CONGOLAISE

    par fsddc le 28 mars 2014

    vsv

    tempete du 273141 001
    *

    COMMUNIQUE DE PRESSE N°016/RDC/VSV/CE/2014

    CONDAMNATION A 10 ANS DE PRISON DE L’OPPOSANT POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA : UNE HONTE POUR LA JUSTICE CONGOLAISE

    La Voix des sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) est très choquée par la condamnation à 10 ans de prison pour « viol sur mineures», « la nuit » du mercredi 26 mars 2014, par la Cour Suprême de Justice (CSJ), de l’opposant politique Eugène DIOMI NDONGALA, Président du parti politique Démocratie Chrétienne (DC) et porte parole de la Majorité Populaire Présidentielle (MPP, plate-forme de soutien à monsieur Etienne TSHISEKEDI).

    En effet au cours d’un procès à caractère politique tenu dans la salle d’audiences presque vide de la Cour Suprême de Justice, les Juges de cette haute juridiction, ont rendu à huis clos un arrêt condamnant à 10 ans de prison M. Eugène DIOMI NDONGALA, et ce, en l’absence de ce dernier et de ses avocats.

    Cette décision de la Cour Suprême de Justice de la RDCongo prouve une fois de plus que beaucoup d’efforts doivent être fournis pour une justice réellement indépendante en République Démocratique du Congo (RDCongo).

    La condamnation de l’opposant Eugene DIOMI NDONGALA en l’absence des preuves que l’opinion publique congolaise attendait prouve à suffisance que la justice rdcongolaise obéit au doigt et qu’elle est effectivement une justice assujettie à l’exécutif congolais et aux plus forts politiquement.

    Pour la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), M. Eugène DIOMI NDONGALA est un prisonnier politique qu’on a coûte que coûte cherché et obtenu à réduire au silence suite à son appartenance et activités politiques.

    …/…

    De même, cette condamnation est un message fort lancé à l’encontre des opposants politiques et des personnes ou personnalités qui luttent avec détermination pour l’avènement d’un Etat de droit en RDCongo en vue de les dissuader ou mieux les décourager à faire des critiques sur le mode de gestion de la République Démocratique du Congo (RDCongo) fragilisant ainsi la démocratie dans ce grand et vaste pays au cœur de l’Afrique.

    La VSV s’insurge contre la condamnation irrégulière par la Cour Suprême de Justice de M. Eugène DIOMI NDONGALA à qui l’on fait subir un traitement inhumain en détention jusqu’à lui refuser les soins médicaux appropriés que nécessitent son état de santé dégradant.

    La VSV pense que la réussite d’une vraie cohésion nationale et la consolidation d’une vraie démocratie en République Démocratique du Congo requièrent, entre autres, la tolérance mutuelle, l’acceptation et l’écoute de l’autre, fut-il opposant et non le harcèlement, les intimidations, les arrestations arbitraires et détentions illégales ainsi que le montage des dossiers contre les opposants politiques pourtant indispensables en démocratie.

    Fait à Kinshasa, le 27 mars 2014.

    LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

  4. Les termes comme mensonge, colportation etc sont vieux comme le monde et sont universels. Raison pour laquelle la pauvre dame ne peut pas echapper a la regle. Elle peut bien mentir comme tout congolais qui se respecte. La pauvre, elle ne voit meme pas la prostitution de son mari tellement qu’en occident la liberte dans le couple est une regle generale.

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