RDC – Vers un report possible de la présidentielle : décor planté !

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Le retour de la mission parlementaire dans le territoire d’Uvira fait frissonner. Il y a lieu de déduire que les élections précipitées en République démocratique du Congo, n’ont rien résolu en terme de crédibilité, de transparence et de démocratie. Cette mission de l’Assemblée nationale a eu à découvrir au Rwanda et au Burundi de véritables fabriques des cartes congolaises d’électeur destinées aux réfugiés burundais.

Le député Justin Bitakwira qui faisait partie de cette mission a affirmé avoir rencontré des Burundais détenteurs de fausses cartes d’électeur de la République démocratique du Congo. Arrêtées par les autorités congolaises, ces personnes auraient avoué avoir subi un entraînement dans des centres d’instruction du Rwanda, avant leur infiltration en RDC.

Leur mission : rejoindre par petits groupes des rebelles burundais à partir de la plaine de la RUZIZI et Kavinvira, en territoire congolais pour attaquer le Burundi. “Et eux-mêmes ont déclaré qu’ils passent par le Rwanda. Ils font des entraînements dans des camps militaires. Certains sont des anciens militaires, d’autres de civils qui passent par une formation militaire. On leur délivre des cartes d’électeurs au Rwanda et enfin on les envoie en République Démocratique du Congo.

Apparemment, c’est pour aller prêter main-forte à la rébellion du Burundi », poursuit l’honorable Justin Bitakwira.

Ces cartes d’électeur seraient imprimées au Rwanda et au Burundi.

Elles proviendraient des lots volés dans l’Est de la RDC par des membres de l’ancienne rébellion du Mouvement du 23-Mars, le M23, réfugiés au Rwanda. Les infiltrations ont commencé il y a quatre mois, affirme le rapport de la mission parlementaire.

Il faudra cependant attendre la rentrée parlementaire, au mois de mars pour que le rapport soit débattu au Parlement.

Révision du fichier électoral

Pendant ce temps, le président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) en déplacement à Goma, s’est adressé vendredi 22 janvier dernier, aux membres de l’Assemblée provinciale et de l’Exécutif de la province du Nord-Kivu pour leur faire part des problèmes relatifs à la révision du fichier électoral.

Il a souligné que la mise à jour des listes est liée à trois conditions préliminaires : la disponibilité des moyens financiers à décaisser, le recensement des électeurs et le calendrier globale des élections, dont la présidentielle établie à partir de novembre prochain, selon le délai imposé par la Constitution.

Or, le timing de réalisation de ces opérations, sur lesquelles pèsent des aléas politiques et techniques insurmontables à court ou moyen terme, n’est pas compatible avec le déroulement du scrutin dans le respect des prescrits constitutionnels.

Corneille Nangaa reconnait à cet effet que plusieurs préalables sont à prendre en compte avant l’organisation de ces scrutins : « 2016, est une année électorale. Tout le monde est d’accord qu’avant toute élection, on insère les nouveaux majeurs, on travaille sur le fichier et on enlève les morts. Pour répondre à la question, commençons avec ce fichier, terminons avec cette question et nous allons avoir des élections ». Ainsi face à ses écueils, des avis des observateurs avertis, il y a eu de comprendre les difficultés auxquelles se trouvent confrontées la Ceni dans son effort de proposer un calendrier consensuel.

Par LP


Un article du Potentiel

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