RDC: Vice-Premiers ministres; Boshab, Luhaka et Makiashi accusés de violation de la Constitution

0

boshab, luhaka,

Les trois vice-Premiers ministres du gouvernement Matata II, en poste depuis deux mois, sont accusés de violer l’article 97 de la Constitution de la RDC en continuant d’occuper des fonctions de responsabilité dans leurs partis politiques respectifs. Le député de l’opposition, Baudoin Mayo a dénoncé ce fait lundi 16 février à Radio Okapi.

Selon l’article 97 de la constitution de la RDC, les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec toute responsabilité au sein d’un parti politique. Pourtant, trois vice-Premiers ministres du gouvernement Matata II, conservent encore leurs charges dans leurs partis, dénonce Baudoin Mayo. Évariste Boshab, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur est toujours secrétaire général du PPRD. Willy Makiashi, vice-Premier ministre chargé de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, demeure premier secrétaire permanent du Parti lumumbiste unifié (Palu) d’Antoine Gizenga.

Thomas Luhaka, vice-Premier ministre chargé de PT-NTIC, bien que demis de ses fonctions de secrétaire général du Mouvement de libération du Congo(MLC), se considère toujours en tant que tel et continue de signer des documents officiels au nom du MLC.

« C’est absolument violer la constitution. Un gouvernement dans lequel il y a un ministère de l’éducation à la citoyenneté doit prêcher par l’exemple », a décrié le député Baudoin Mayo, qui en appelle au Premier ministre Matata Ponyo pour faire appliquer ces dispositions de la constitution.

 « Le Palu est légaliste »

« Le Palu est un parti organisé et légaliste », répond Willy Makiashi. Il affirme qu’au lendemain de sa nomination au gouvernement, trois secrétaires permanents adjoints ont été désignés pour combler le vide qu’il laisse. Cette décision, dit-il, nomme le secrétaire permanent adjoint Sylvain Ngabu pour exercer les fonctions qu’il n’assume plus depuis son entrée au gouvernement.

A quel titre alors Willy Makiashi a-t-il été récemment invité par Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, s’interrogent certains observateurs ? Les deux hommes ont eu un tête-à-tête après que le Palu s’est dit favorable à l’organisation des élections dans le respect des délais constitutionnels.

« C’était à titre d’échange entre camarades idéologiques. Un avis émis en tant qu’acteur politique et non à cause d’une fonction », s’est défendu l’intéressé.

Interrogé sur cette question d’incompatibilité, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a estimé que bien que posant certains actes au nom de leurs partis, ces trois vice-Premiers ministres n’en sont plus gestionnaires.

Un article de Radio Okapi

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here