Report des élections. Rudy Mandio : «la Cour Constitutionnelle n’a pas la compétence requise pour fixer ou modifier la date des scrutins»

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En mission aux Etats-Unis, Rudy MANDIO n’est pas resté indifférent par rapport aux enjeux politiques de l’heure qui bousculent le microcosme politiques en République démocratique du Congo. 

Prônant l’alternance au pouvoir par la voie des élections libres, crédibles, apaisées et démocratiques, le jeune l’opposant congolais a réagi à la déclaration de Corneille NAANGA, Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui envisage de saisir la Cour Constitutionnelle pour solliciter le report des élections au-delà du délai constitutionnel.

Le Président national du Peuple au Service de la Nation « PSN », Rudy MANDIO, a exprimé sa position au cours d’un entretien téléphonique accordé au quotidien Kinois La Prospérité en direct de New York où il participe aux assises du Conseil de sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la MONUSCO en RDC.

Pour lui, le PSN juge la démarche entreprise par la CENI d’obtenir de la Cour Constitutionnelle un report des échéances électorales d’anticonstitutionnelle.

Jeune leader et dynamique, Rudy MANDIO justifie sa position sur trois axes. Primo, il estime que la Cour constitutionnelle n’a pas la compétence requise pour fixer ou même modifier la date des scrutins.

Secundo, la date pour la tenue des élections est scellée dans notre Constitution. Celle-ci, explique-t-il, ne peut être amendée que par le souverain primaire par un referendum ou par voie de ses élus au Parlement. «Nous sommes arrivés au constat amère que le président de la Commission électorale manque l’impartialité et la crédibilité nécessaire pour jouer son rôle d’arbitre (et non partie) dans le processus électoral. Corneille Naanga ne travaille pas pour l’intérêt du Grand Congo comme il devait», a déclaré l’opposant Rudy MANDIO.

Par ailleurs, le Président du PSN dénonce avec ardeur la mauvaise volonté politique du régime qui n’est plus à démontrer dans l’opinion. Il est clair et net, fustige l’opposant, que la crise que traverse le processus électoral n’est pas dû à des problèmes techniques comme nous laisse entendre la CENI mais plutôt à un manque de volonté politique de la part des organes accompagnateurs du processus électoral.

Selon Rudy MANDIO, la voie qu’emprunte la CENI devrait être considérée comme une trahison. Cette démarche, poursuit-il, réduit la crédibilité de la Commission et met en cause la légitimité lui donnée par le peuple à travers la Constitution.

Pour ce, le PSN préconise le respect de la Constitution qui, pour lui, est une question de vie ou de mort. Et d’ajouter : ‘‘les élections dans le délai constitutionnel reste l’intérêt commun’’.

M. MANDIO a, également, saisi cette occasion, pour préciser l’objet de son voyage aux Etats-Unis. ‘‘Nous travaillons avec le Conseil de Sécurité afin que la Monusco (Peace Keeping Mission) puisse rester et accompagner la RDC dans un processus électoral crédible. L’ONU est l’un des acteurs importants dans le processus électoral crédible en RDC’’, a-t-il souligné.

Cependant, Rudy MANDIO soutient le prolongement du mandat de la mission onusienne pour continuer avec le démantèlement des forces négatives et des seigneurs de guerre tout en protégeant la population dans tous les coins du pays où les FARDC ne maitrisent pas.

Un article de la Prosperité

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