Résidence meublée à Kinshasa: véritable piège pour les filles

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On les appellent flat Hôtel, lodge ou même simples résidences. Ils sont richement construits et loués dans les quartiers huppés ou tendances. Actuellement, ils pullulent à Kinshasa.

Il s’agit des maisons meublées louées par jour, par semaine, par mois et même par année à des prix parfois exorbitants.

La plupart de ses résidents sont des expatriés ou des congolais de l’étranger.

Nombre de ces résidences se trouvent au quartier GB dans la commune de Ngaliema, au quartier Socimat à Gombe, à Bon marché à Barumbu et à Bandalungwa.

Bien qu’elles soient la preuve visible de la croissance touristique dans la ville province de Kinshasa, ces habitations luxueuses constituent d’un autre côté le côté sombre de cette même ville: la délinquance juvénile, la prostitution des mineures, le proxénétisme, etc.

L’opinion se rappelle encore du viol collectif d’une fille de 13 ans par ses collègues de classe du Collège Révérend Kim de Lingwala, lors d’une soirée festive dans un appartement meublé loué par ces adolescents, mineurs de surcroit.

Tout était parti d’une activité festive organisée le 17 mai 2019 par un groupe d’élèves de 1ère et 3ème année secondaire.

L’un d’eux avait pris en location un appartement où le groupe a festoyé.

Seulement, les organisateurs de cette fête avaient déjà tout prévu, boissons, drogue, chambre pour le déroulement complet du plan: neutraliser les filles pour pouvoir abuser d’elles à volonté.

C’est ce qui s’est finalement passé et puis ils s’en sont pris à une de leurs collègues qui était un peu boudeuse pour la violer et la sodomiser.

Une situation qui avait émue l’opinion nationale, au regard de l’âge des enfants (entre 12-15 ans) et la facilité déconcertante avec laquelle ils ont pu acquérir un tel appartement.

Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé au lavabo.
Plusieurs établissements du genre pullulent un peu partout dans la ville, sans que les autorités ne prennent en compte le risque et dangers qu’ils représentent, d’autant plus qu’officiellement la plupart ne sont pas enregistrés comme des établissements commerciaux mais comme des résidences privées.

Tenez, un témoignage recueilli par nous, fait état d’une jeune femme qui a été sodomisée par un groupe des jeunes garçons. Son nom est Niclette. Elle a 17 ans…, voici ce qu’elle nous a raconté:

“Je suis allée voir une amie à Bandal qui m’a demandé de l’accompagner chez de son petit ami. Ce dernier nous reçoit dans une très belle résidence meublée, où il était avec d’autres jeunes garçons, dans une ambiance festive. Nous avons mangé, bu puis dansé.

Quelques moments après quelques, j’ai eu des vertiges subits. Ne pouvant plus rester debout, je me suis assise sur le sofa avant de plonger soudainement dans un profond sommeil.

Mais ce n’est que le lendemain que je me suis reveillée pour me surprendre à moitié habillée.

Lorsque je suis entrée dans la douche, j’ai remarqué des spermes sur mon sexe. Je me suis alors plainte auprès de nos amis, mais tous ont nié m’avoir violé et m’ont dit que personne ne me croirait de toutes les façons. J’ai eu honte et je n’ai rien dit à mes parents.”

Récemment encore, une jeune dame a été retrouvée comme ayant perdu la tête à Masina.

Elle a raconté avoir été enlevée et puis conduite dans une maison meublée avec piscine, à l’extérieur de la ville de Kinshasa.

Droguée, elle raconte avoir été abusée sexuellement avec d’autres filles par un groupe des personnes y compris des expatriés, des politiciens qui y venaient passer le weekend dans cette résidence.

Ce calvaire a duré des mois avant que les kidnappeurs viennent la déposer, les yeux bandés, en pleine commune de Masina où elle a été retrouvée errante.

Aucune enquête n’a été ouverte pour connaître les dessous de cette affaire sordide.

En côte d’Ivoire, on compte déjà plusieurs morts des jeunes femmes dans ces résidences meublées.

Après le décès de 4 jeunes filles, en janvier 2022, dans une résidence meublée au quartier Divo, à Koumassi, un autre drame similaire s’est produit, ce dimanche 3 avril 2022, au Remblais, dans la même commune.

Une jeune fille prénommée Kadi, âgée de 17 ans, est décédée après avoir passé la nuit du samedi avec deux jeunes garçons, Pitchou (23 ans) et Mobio (20 ans), dans une résidence.

D’où cette sonnette d’alarme avant que la situation n’empire et que l’on compte des morts, si ce n’est pas déjà fait.

Par Bishop Mfundu

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