Sabotage de l’enquête sur l’assassinat du Colonel Ndala, Joseph Kabila pointé du doigt !

1
Colonel Mamadou Ndala et Joseph Kabila.jpgLe Colonel Mamadou Ndala commandant de la
Brigade Commando URR (Unité de réaction rapide), saluant Joseph Kabila  –  Décembre 2013

Les langues commencent à se délier. Ce matin, un enquêteur militaire (Kivussien) en fuite depuis le jeudi 9 janvier 2014, lequel a requis l’anonymat, nous a contacté pour demander de l’aide.  Celui-ci a profité de cette occasion pour annoncer son intension d’éventrer le boa (documents à l’appui) concernant le sabotage – orchestré par « la très haute hiérarchie militaire» – de l’enquête relative aux circonstances qui entourent l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala.

A cet effet, l’homme s’étonne que le cadavre du Colonel Ndala et ceux de ses collaborateurs n’aient pas été examinés de manière rigoureuse, puis autopsiés car, il s’agit bien d’une enquête criminelle.

Et d’ajouter: “Comment déterminer le nombre approximatif de tireurs, si les angles de tir ainsi que les points d’entrée et de sortie de balles ne sont pas connus avec exactitude ? Comment déterminer les calibres de fusils utilisés par les assaillants, si d’éventuelles balles logées dans les corps ne sont pas retrouvées? Pourquoi la hiérarchie n’a pas décrété le lieu où s’est déroulé l’attaque comme étant interdit à la circulation (scène du crime !), et ce, pour éviter toute pollution pouvant rendre difficile la recherche notamment de douilles, ainsi que d’autres traces macro et microscopiques…) ? Etc.

                       Véhicule Colonel Ndala.jpg    
Le véhicule transportant le Colonel Ndala et ses collègues incendié après l’assassinat de ceux-ci
par des hommes de la Garde Républicaine (Garde présidentielle de Joseph Kabila)
– près du village de Ngadi, entre l’aéroport de Mavivi et Beni-ville (Nord-Kivu),
jeudi 2 janvier 2014

Pour notre interlocuteur, l’enquête n’aboutira à rien du tout si les cadavres du Colonel Ndala et ceux de ses collègues, enterrés à la va-vite à Kinshasa, ne sont pas exhumés en urgence pour raisons d’enquête.

De notre point de vue, les craintes légitimes exprimées par notre interlocuteur sont justifiées dans la mesure où la moitié de son équipe a été remplacée par des mystérieux enquêteurs manifestement incompétents venus de Kinshasa. Et bien pire, Joseph Kabila a demandé personnellement au Commandant des Casques bleus de la Monusco d’apporter aucun soutien technique ni logistique dans cette affaire. Pourquoi ?

Finalement, nous espérons que l’enquêteur en fuite ne sera pas rattrapé par « les nettoyeurs » de la Garde Républicaine lancés à ses trousses.   Toutefois, l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala étant un crime de guerre, ce dossier sera joint à celui déjà déposé par l’APRODEC ASBL le 17 août 2012 devant la Procureure près la Cour Pénale Internationale (CPI) contre notamment Joseph Kabila, Paul Kagamé et Yowery Museveni.  En conséquence, nous invitons la famille du Colonel Ndala et celles d’autres officiers et soldats assassinés à se joindre à notre plainte susmentionnée. 

Mais, qui a dit que le Colonel Ndala était « l’enfant chéri » de Joseph Kabila ?
Affaire à suivre !
Benjamin Stanis Kalombo
Président et Administrateur délégué
APRODEC ASBL*
Articles connexes:

 

1 COMMENT

  1. Vraiment soki ba militaire congolais babengani Kananchien te,to pe bakanga ye te po na liwa ya mamadou ndala wana nakoloba que RDC toza na ba soda te oyo tokomi na suka il akufa ou kokanga ye

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here