Soldats sud-soudanais : redoutables épines dans les pieds de la Monusco et de Kinshasa

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La question des militaires sud- soudanais cantonnés dans l’Est de la RDC a dominé hier mercredi 5 octobre, la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies, animée par Félix Prosper Basse, porte-parole de la Monusco, au quartier général de la Monusco dans la commune de Gombe. Au cours de ces échanges avec les journalistes de Kinshasa et de Goma, Félix Prosper Basse et le Colonel Amouzu ont donné la position de la Mission quant aux ultimatums adressés à la Monusco par la société civile de Nyiragongo et le gouvernement congolais exigeant de cette dernière, le rapatriement de ces soldats sud-soudanais endéans une semaine.

Pour Félix Prosper Basse, qui a déclaré que la Monusco prenait acte de l’ultimatum, la solution à apporter à ce problème doit venir de toutes les parties prenantes et non exclusivement de la Monusco, d’autant plus que ces troupes ne sont pas arrivées sur le sol congolais à la demande de la Monusco.

A cet effet, il a rappelé que c’est depuis le 17 août 2016 que les autorités de la RDC ont demandé à la Monusco d’agir sur des bases purement humanitaires afin d’extraire tous les combattants sud-soudanais qui avaient franchi la frontière commune entre la RDC et la République du Sud-Soudan et qui étaient dans les environs du parc de la Garamba. 40 d’entre eux, a-t-il souligné, avaient déjà péri du fait des maladies, des malnutritions et aussi des blessures par balles de suite de la confrontation qu’ils ont eue avec entre les troupes loyalistes de Salvakir. Et la force onusienne, a affirmé le porte-parole de la Monusco, a été dépêchée sur le lieu pour d’abord faire une évaluation de la situation sécuritaire, sanitaire et médicale de ces éléments et a procédé à l’extraction de tous ces combattants après les avoirs volontairement désarmés. Ils ont ensuite été transportés vers Bunia, Dungu et Munegi pour leur apporter l’assistance nécessaire, qui continue jusqu’à présent, car il s’agissait de sauver des vies suite à la demande des autorités congolaises.

Félix Prosper Basse a indiqué également que les armes récupérées aux près de ces troupes ont été sécurisé dans les installations de la Monusco et ces éléments sont confinés dans les centres de cantonnements et la Monusco continu à les nourrir, à les loger et à leur apporter l’assistance médicale nécessaire. Selon Félix Prosper Basse, la Monusco continue dans cette dynamique et continue à encourager toutes les parties prenantes, notamment la RDC, la République du Sud-Soudan, les pays de la Sous-région, la CIRGL et tous les autres partenaires de la RDC, y compris le siège des NU à s’impliquer pour qu’une solution définitive soit trouvée et que ces gens soient rapatriés hors de la RDC.

La Monusco, a expliqué son porte parole, comprend fort bien les préoccupations des populations de Goma. Elles sont certes légitimes, tout en rappelant encore une fois, que ces troupes sous surveillance de la Monusco ont été désarmée. On travaille pour qu’une solution globale et définitive soit trouvée.

Par Myriam Iragi

Avec Le Phare

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