Tentative d’usurpation du projet Fatshi City: Qui dit vrai entre Paul Makela de BITEC et le Ministre Guy Loando? (Décryptage)

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Au cours de la 41ème réunion du Conseil des ministres, le ministre d’Etat Guy Loando Mboyo avait informé le Conseil des avancées enregistrées dans la perspective de la mise en œuvre du projet Fatshi City.

Il avait également fait savoir que le projet du Pacte d’actionnaires de la Société de Développement et de Promotion Immobilière (SODEPI), société mixte chargée de «Fatshi City», a déjà été revu et finalisé au niveau de la Commission de structuration du partenariat.

“Le Business Innovation Technology (BITEC Consulting) et ses partenaires ont confirmé la mise à disposition d’un financement intégral pour la matérialisation du projet «Fatshi City», les bailleurs de fonds étant déjà identifiés,” avait indiqué le ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du territoire, Guy Loando Mboyo.

Guy Loando a-t-il usurpé de projet de BITEC?

Or, ce vendredi 25 février, coup de théâtre, lors du journal parlé de Top congo FM, Paul Makela, Directeur Général de BITEC, Promoteur, Maître d’oeuvre et concepteur du projet, alerte sur une “tentative d’usurpation de son projet Fatshi City.

Ce projet, qui selon lui, consiste notamment à délocaliser le camp Kokolo afin d’y ériger une cité moderne, “est son travail intellectuel de haute facture”, affirme Paul Makela dont les propos sont retranscris par notre confrère Barick Buema de Top Congo FM.

“C’est un projet Congolais. Il ne sera pas détourné. Le Chef de l’État ne le permettra pas”, soutient-il.

Il indique que lui et ses partenaires en sont les seuls concepteurs” et qu’aucune discussion ni aucun engagement ne doit être pris sans que BITEC ne soit associé.

“Fatshi City n’est pas un projet du gouvernement. Le gouvernement est notre partenaire”, tonne Paul Makela et ajoute que le gouvernement n’a écrit aucune ligne de ce projet.

“C’est un projet privé”, a-t-il dit avant de conclure: “nous ne sommes pas en concurrence avec d’autres prestataires”.

Ni triche, ni usurpation du projet (Cabinet de Guy Luando)

La réaction du cabinet du ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du territoire, Guy Loando Mboyo, ne s’est pas fait attendre.

Son cabinet rassure qu’il n’y a ni triche ni usurpation de projet et que chacun joue son rôle.

“Chaque prestataire intervient à son niveau et tout se fait dans la transparence avec l’implication de toutes les parties”, soutient le cabinet de Guy Loando dont les propos sont rapportés par Barick Buema de Top Congo FM qui précisent ceci: “Guy Loando Mboyo a sollicité la création d’une Commission interinstitutionnelle tant au niveau des décideurs que des experts sectoriels”.

L’objectif selon les services du ministre de l’aménagement du territoire, est d’engager leurs secteurs respectifs, d’harmoniser les procédures et voir la faisabilité de ce projet”.

Cette situation démontre à suffisance qu’il y a un couac entre d’un coté BITEC et le Ministère que dirige Guy Loando.

En effet, lors des différentes réunions entre la commission interministérielle que président Guy Loando, Ministre d’État en charge de l’Aménagement du Territoire, on voit apparaitre des partenaires techniques et financiers belges dans le cadre du même projet « Fatshi City » ainsi qu’une autre société Belge dénommée “KinKo Be. s.a.”

Cette société belge “KinKo Be. S.A” possède depuis le 2 février 2016 pendant le règne du Président Kabila sous Matata Ponyo, un protocole d’accord avec le gouvernement concernant la construction d’un nouveau camp militaire et la viabilisation du site Kokolo.

Curieusement, ce projet n’a jamais été exécuté jusqu’à l’expiration dudit protocole d’accord depuis 2020.

Ce que BITEC ne comprend pas, d’autant plus qu’à la différence de leurs homologues belges, le projet Fatshi city de BITEC a été déclenché à la prise de fonction présidentielle du Président Félix Tshisekedi en 2018.

La société congolaise BITEC dit avoir réussi à obtenir des protocoles d’accords et contrats en vue avec le gouvernement. Avec comme mission de promotion pour la mobilisation des partenaires techniques et financiers additionnels, et évidemment la maîtrise d’œuvre (les études, surveillance, contrôle).

Or c’est ce projet « Fatshi City» qui a été présenté par BITEC aux entreprises du Portefeuille de l’État consiste à la délocalisation de certains camps militaires dont quatre seront concernés dans un premier temps.

Il y a aura ensuite la construction des immeubles modernes dans les anciens emplacements de ces camps dont un bâtiment d’une cinquantaine d’étages dénommé « bâtiment de l’alternance» .

L’autre étape est le prolongement jusqu’à Kintambo Magasin, du boulevard Triomphale qui sera rebaptisé « boulevard de l’alternance».

On va aussi procéder à la construction d’une bibliothèque moderne en face de l’Université Protestante au Congo(UPC) et bien d’autres.

La construction des bâtiments administratifs, des buildings pour les banques et un quartier pour les entreprises internationales, ainsi que d’autres constructions sont aussi prévues.

D’où les interrogations demeurent: Alors pourquoi ce changement brusque des prestataires? Le projet Fatshi City appartient-il à BITEC ou à la société belge? Qu’est ce qui se trame derrière cette affaire? Y-a-t-il possibilité de les associer pour l’intérêt de la RDC?

Bishop Mfundu

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