Troupes ougandaises en RDC : Ce qui lui manquait en 1998, le voisin vient de l’obtenir formellement aujourd’hui (Nehemie Mwilanya)

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Lors d’une conférence de presse animée conjointement avec les porte-parole de la police ainsi que de l’armée, le ministre de la communication et Médias, Patrick Muyaya avait nié la présence de troupes ougandaises sur le territoire congolais en réaction à la diffusion d’une information par plusieurs médias sur la présence de ces troupes à l’Est de la RDC.

Le ministre sera rapidement contredit le mardi par plusieurs sources sur place au Nord-Kivu confirment la présence des forces terrestres de l’UDPF en RDC et particulièrement dans la ville de Beni où des photos et des vidéos sont mêmes prises.

Le porte parole militaire ougandais annonce des opérations conjointes FARDC – UDPF consistant à des tirs d’artillerie et des bombardements des positions des rebelles ADF situées en RDC.

Information reprise plus tard par le Ministre Patrick Muyaya qui parle du début des actions concertées menées à partir de l’Ouganda.

Coup de théâtre, le soir, c’est le porte-parole de Forces Armées de la République démocratique du Congo qui va publier un communiqué pour informer à l’opinion qu’il y a eu au cours de la matinée de mardi 30 novembre, des frappes aériennes contre les positions des rebelles ADF.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2018, Daniel Shekomba regrette et invite le ministre de la communication a éclairé davantage la lanterne de la population.

« Maintenant que la présence de UPDF est confirmée par les FARDC sur le sol congolais. Patrick Muyaya peut montrer aux congolais le document signé par le Chef d’État major de la RDC, qui spécifie la mission,  la durée , les hommes et logistique des UPDF », a-t-il indiqué.

Même réaction de déception de la part de l’ex ministre des droits humains Marie Ange Mushobekwa qui fustige le tâtonnement de l’actuel pouvoir en matière de sécurité.

” L’exercice du pouvoir n’est pas du tout facile. C’était plus facile de proférer des injures violentes que de faire des propositions concrètes. Arrivés au pouvoir, n’ayant préparé aucun projet réel et viable en matière de sécurité on tâtonne. On change de narratif au gré des vents”, peut-on lire sur compte Twitter.

Dans une réaction publiée mardi dans la soirée, Claudel Lubaya, député national parle d’un aveu d’échec de l’état de siège.

“J’invite le Gouvernement à s’abstenir de traiter cette question par défi. On n’engage pas une nation dans une guerre sans la prévenir. Le devoir de transparence l’oblige à se conformer aux lois de la République pour lever les doutes, rassembler et rassurer la nation.,” dit Claudel Lubaya dans sa réaction.

Le Professeur Nehemie Mwilanya, ancien coordonnateur du Front Commun pour le Congo, FCC, n’est pas du tout tendre avec le Gouvernement actuel. Il parle carrement d’une occupation du territoire national.

“Ce qui lui manquait en 1998, le voisin vient de l’obtenir formellement aujourd’hui : Un droit légal à occuper légitimement la partie Est, tant convoitée, de notre pays.,” a-t-il twitter.

Selon l’armée ougandaise, ces opérations conjointes ont permis de détruire plusieurs positions des ADF situés à l’Est de la RDC.

bishop Mfundu

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