Voir Dubaï et mourir? : Enquête sur les voyages des femmes congolaises au pays des dunes et des gratte ciels

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Voir Dubaï et mourir? Enquête sur les voyages des femmes congolaises au pays des dunes et des gratte ciels

Depuis un certain temps pillulent sur la toile des vidéos et des photos des jeunes femmes jolies, souriantes, parfois à demi-vetues posant fièrement sur les dunes des sables du désert à coté des chameaux ou sous les hauts gratte ciels de Dubaï. Cette ville jadis un désert inhabité que les puits de pétrole et le pétrodollar ont transformé d’un coup en une cité de gratte-ciels, des iles privées, des grosses voitures de luxe, de yachts, de jets privés et des animaux sauvages domestiqués pour les besoins de la cause.

Des photos et vidéos tellement bien prises et photoshopées qu’elles suscitent des veritables passions au sein de la gente féminine restée au pays dont le slogan devenu fétiche est: “Voir Dubaï et mourir”.

Suite à un article publié sur la page Facebook dénommée ” textes de Camara Laye” et portant sur la vie des instagrammeuses et tiktokeuses africaines à Dubaï, nous nous sommes permis d’enquêter à notre tour sur le nouveau phénomène des filles et femmes congolaises qui voyagent à Dubaï. Les resultats de notre enquête sont allés au delà de l’imaginaire.

Alors que l’on parle des abus sexuels dont seraient victimes des domestiques noires continuent au Moyen-Orient, ces femmes congolaises temeraires défient les lois très viriles du monde arabe en se rendant dans ce coin de paradis pour riche pour des virées dont les objectifs ne sont pas toujours les mêmes.

Si certaines s’y rendent dans le cadre de leurs affaires et business au regard des couts élevés des voyages et des difficultés des visas pour l’Europe, la Turquie ou la Chine, d’autres y vont pour des motifs peu catholiques.

Dans la ville de Kinshasa, plusieurs agences de voyage proposent des voyages pour Dubaï avec des prix des visas allant de 90 à 120 Dollars. Une aubaine pour les voyageurs congolais dont le Passeport est l’un des plus faibles au monde.

” Ça fait plusieurs années que je me rend à Dubaï pour acheter des habits, des parfums et des téléphones que je revend ensuite dans ma boutique située sur Luvua, dans la commune de Kinshasa. Au début, j’allais en Chine mais c’est devenu compliqué d’obtenir le visa. D’où mon choix pour Dubaï où le visa est facile à obtenir,” nous confie Maman Ruth, proprietaire de la boutique du même nom.

D’autres vont à Dubaï pour faire le tourisme au regard des coûts bas des Hôtels et du séjour.

Majolie Samba, elle, nous confie qu’elle s’est rendue à Dubaï pour sa lune de miel avec son mari.

“Nous avons choisi Dubaï puisque les Hôtels et le séjour sont moins couteux. Nous avons passé un très bon sejour avec mon mari,” nous a-t-elle racontée.

Hormis ces Businesswomen prêtes à tout pour chercher les produits les moins chers, il s’est développé, depuis quelques années, un autre un phénomène tout similaire mais soigneusement masqué par l’illusion des photos et vidéos de luxe: le tourisme financé par les Sugar daddy.

En fait, il s’agit ici des Sugar Daddy, des vieux riches qui financent les voyages de leurs girlfriends. Des jolies minettes étudiantes en 1er ou 3e Graduat, parlant un Français chocobies, fréquentant souvent le Centre ville, Limete, Lemba ou Bandal et se promenant avec des téléphones des dernières générations.

Et dans ces gratte-ciels de Dubaï, ces riches papas pas du tout Mahométans assouvissent leurs fantasmes sexuels afin d’éviter des scandales au pays et surtout les indiscretions des premières dames restées des gardiennes des foyers.

Ces sugar daddy, généralement des politiciens ou des mandataires publics feignant être en mission de service, reservent des Hôtels de luxe et offrent des cadeaux de haute gamme à leurs girlfriends. Ces dernières font ensuite des photos et des vidéos photoshopées qui harcèlent et traumatisent le moral de leurs copines restées au pays et ne pouvant même pas s’offrir un voyage à Kasangulu.

Plusieurs décident de briser leur relation désargentée pour se chercher des sugar daddy capable de leur offrir ce voyage tant rêvé. Concurrence oblige.

“J’étais fiancé avec un gars qui travaillait chez des chinois à Limete. Mes amies de promotion sont allées en voyage en Dubaï. Elles ont fait des photos et des vidéos. Puis elles sont rentrées avec des cadeaux. Je me suis décidé de tout faire pour aussi voir Dubaï. Mon fiancé n’avait pas le moyen de me payer le voyage alors je l’ai cocufié avec mon professeur de droit qui était au cabinet du Premier Ministre. Il m’a payé le voyage et j’ai pris ma revanche sur mes copines.,” nous confie Pauline, agée de 23 ans et étudiante en 3e Graduat.

Face à cette demande croissante de villégiature à Dubaï, il s’est aussi développé un autre phénomène: la prostitution déguisée.

Il y en a des plusieurs types.

Des reseaux de prostitution se déguisent en Agence de placement et proposent des emplois tels que domestiques, masseuses, danseuses éxotiques, etc.

Ils ciblent des jeunes femmes belles, universitaires ou non via les réseaux sociaux ou des commissionnaires locaux.

Ces agences proposent des salaires allant de 300 à 1000 Dollars et proposent de financer une partie du voyage notamment l’obtention du visa.

La pauvre fille arrive à Dubaï et se voit livrer par les proxenètes entre les mains des Mahométans en turbans et bazins riches habitant dans des veritables tours d’ivoire ou des residences bunker en dehors de la ville.

Oui, une fois à Dubaï, le mot “travail” se mue instantanément en “esclavage”.

Livrées à leurs bourreaux beaucoup de ces dames se retrouvent à faire des corvées inimaginables et des pratiques déviantes non seulement avec le riche pétrolier, mais aussi avec leurs fils, leurs amis, leurs vieux parents. Des véritables orgies et partouzes.

D’autres y vont même avec des animaux de leurs clients non seulement des animaux domestiques, il y a même des sauvages comme le lion, la hyène, le guépard, etc.

Elle s’appelle Angie. Elle a été recruté par un orchestre des musiciens congolais qui agrementait les soirées dans des boites de nuit à Dubaï.

Avec ses collégues danseuses, elles étaient obligées de danser toute nue dans des night clubs et se faisaient racoler par des clients après les prestations. Elles étaient payées 300 Dollars alors qu’on les avaient promus 700 Dollars.

“Un jour, un beau jeune homme m’a proposé de coucher avec moi. Il a payé mon chef d’orchestre qui m’a autorisé à sortir. Nous sommes allés chez lui mais curieusement il me dit que ce n’est pour lui mais pour son Père: un vieux pervers qui doit avoir plus de 70 ans. Il m’a quasiment violé en me traitant de Cafir (Noir en arabe). J’en garde encore les sequelles,” nous a dit Angie tout en pleurant.

“Mon visa a expiré et les Autorités de Dubaï m’ont arrêté et chassé de leur pays comme une chienne. Elles m’ont pris toutes mes économies,” ajoute-t-elle.

Elle nous dit aussi qu’elle postait ses photos sur Facebook et ses amies l’enviaient et voulaient- elles aussi y venir.

Actuellement la cible principales de ces proxenètes sont les influenceurs Instagrameuses et TikTokeuses qui nous bombardent chaque jour des photos sur les reseaux sociaux.

Ces jeunes femmes sans qualification aucune se mettent en exergue sur les reseaux sociaux en arborant leurs formes, bien habillées et s’affichant à coté des stars avec des titres tels que: “la Donia,” “Femme indépendante”, ” la baronne”, “la patronna,” “Femme forte,” “la matronne”, la Mama,” etc.

“Nous entrons en contact avec eux aprés les avoir ciblées via leurs comptes instagram ou tik tok respectives selon le choix fait par nos clients. Nous leur proposons ented 10.000 dollars et 20.000 dollars avec un billet d’avion aller-retour pour un week-end à Dubaï, le visa et un Hotel de luxe en échange des services des relations publiques et des rencontres clientèles.
Sauf qu’une fois à Dubaï, elles sont totalement à notre merci,” nous confie Amadi, un ancien membre de ce réseau de trafic des êtres humains aujourd’hui résident en Afrique du sud.

“Elles seront ensuite affectées dans des chambres et utilisées par nos clients selon leurs desirs. Plusieurs deviennent des objets sexuels et utilisaient lors des orgies surtout lors des grandes fêtes de tradition musulmane. Elles perçoivent ensuite ce qui a été convenu et sont autorisées à prendre des photos et des vidéos d’elle-même, toute seule, dans le jet privé, dans le yacht ou dans les voitures de luxe des clients. Ensuite, on leur organise aussi des safaris privés ou on les amenent aux plus beaux immeubles ou encore les meilleures places de la cité où elles se prennent en photos et font des vidéos qui vont envahir ensuite la toile ensuite et attirées d’autres filles.”, ajoute Amadi.

Selon lui, ces influenceuses une fois rentrées au pays deviennent elles mêmes des recruteuses pour le réseau.

Recherché par la police pour le décés d’une de ses filles, Amadi est venu se cacher en Afrique du sud. Il nous rassure que ce trafic a encore des beaux jours devant lui vu la hausse expontielle des demandes des clients et les filles faciles sur les réseaux sociaux.

Bishop Mfundu

Contactez la rédaction de Voice Of Congo : 00243 818956860

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